Encore râté :

Les Pays-Bas remportent l'Eurovision, la France arrive à la 14ème place


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Les Pays-Bas et Duncan Laurence étaient donnés favoris dès le départ pour cette 65ème édition, avec une ballade inspirée de la disparition d'un être cher. Une chanson plutôt en contraste avec l'effusion rutilante et tapageuse qui s'annonçait à Tel-Aviv, sur les rives israéliennes de la Méditerranée. La France est arrivée en 14ème position, avec la chanson "Roi" de Bilal Hassani.
Les Pays-Bas et Duncan Laurence étaient donnés favoris dès le départ pour cette 65ème édition, avec une ballade inspirée de la disparition d'un être cher. Une chanson plutôt en contraste avec l'effusion rutilante et tapageuse qui s'annonçait à Tel-Aviv, sur les rives israéliennes de la Méditerranée. La France est arrivée en 14ème position, avec la chanson "Roi" de Bilal Hassani.

S'accompagnant au piano, Duncan Laurence, interprète de la chanson d'amour "Arcade", a permis aux Pays-Bas de remporter pour la première fois en 44 ans une compétition dont l'insouciance, la diversité et le tape-à-l'oeil - n'en déplaisent à ses détracteurs - drainent des foules d'inconditionnels dans une ambiance de fête.

Sa mise en scène épurée, uniquement agrémentée par des effets de lumières, a tranché avec l'exubérance de la représentante australienne, Kate Miller-Heidke, interprète de la chanson "Zero Gravity", qui étaient donnée en deuxième position par les parieurs. Habillée d'une extravagante robe blanche pailletée et juchée sur une perche mobile à plusieurs mètres de hauteur, la chanteuse a mêlé pop, dance et vocalises.

26 finalistes se sont affrontés, selon un score combinant les votes d'un jury de professionnels et des téléspectateurs des 43 pays participants initialement. La France, elle, est arrivée à la 14ème place, représentée par Bilal Hassani, devenu une égérie queer avec sa perruque blonde et son look androgyne. Le chanteur, connu et réputé sur les réseaux sociaux, via sa chaîne Youtube, a interprété "Roi", un titre qui célèbre la différence et la tolérance.

La finale de la 64e édition de l'Eurovision avait été remportée l'an dernier par l'Israélienne haute en couleurs Netta Barzilaï avec une chanson en forme d'appel à l'émancipation féminine.

La star américaine Madonna a provoqué l'hystérie du public, avec sa représentation de "Like a prayer". Un show mitigé : sa spectaculaire mise en scène était ponctuée de nombreuses fausses notes... La diva américaine de 60 ans n'a pas fait l'unanimité.

Une 65ème édition teintée de polémiques

Réputé pour sa vie nocturne animée, Tel-Aviv semblait le lieu approprié pour accueillir ce sommet d'extravagance musicale et télévisuelle, peut-être le plus grand événement culturel profane jamais organisé dans le pays.
D'éminents rabbins ultra-orthodoxes israéliens ont d'ailleurs appelé à prier pour dénoncer la "profanation" que constitue, selon eux, la tenue du concours de l'Eurovision durant shabbat, le jour sacré de repos hebdomadaire juif. Le shabbat, observé du vendredi au samedi soir, a pris fin juste avant le début de la finale, mais les répétitions et les préparatifs ont eu lieu avant.

Tel-Aviv, la vibrante capitale économique et culturelle d'Israël, s'enorgueillit d'être une ville moderne, cosmopolite, hospitalière, et un havre pour les homosexuels, avec notamment l'organisation de la plus grande Gay Pride de la région.
Le "village" de l'Eurovision a été installé sur une des plages de la ville dont la façade de la mairie est illuminée le soir aux couleurs des drapeaux des pays participants. Après la victoire de Netta Barzilaï en 2018, le choix de Tel-Aviv ne s'était pas imposé comme une évidence. Des personnalités politiques comme la ministre de droite de la Culture Miri Regev préféraient Jérusalem, pour des raisons politiques.

Israël et Tel-Aviv ont fait face aux appels au boycott de la part de militants, qui dénoncent une entreprise culturelle visant à occulter les réalités du conflit israélo-palestinien. Persiste également la crainte d'un accès de violences meurtrières entre Israël et les Palestiniens, comme au début du mois.
Les artistes eux-mêmes se sont tenus à l'écart des controverses et Israël espère tirer tout le profit possible en termes d'image d'une compétition qui s'est déroulée jusqu'à présent sans encombre.
Mais ceux qui auront conservé quelque sensibilité politique samedi soir ont dû prêter une attention particulière quand les Islandais d'Hatari sont montés sur scène. Le groupe en tenue de cuir cloutée arrive précédé par son opposition déclarée à l'occupation israélienne des Territoires palestiniens.

www.ipreunion avec AFP

   

1 Commentaire(s)

Abdallah Hobaya, depuis son mobile, Posté
Il mérite je avec lui dans la joie