Saint-Denis - Cinq piétons tués par une voiture folle, une jeune fille lutte toujours contre la mort :

Moufia : après le drame, l'émotion


Publié / Actualisé
Dans le quartier du Moufia règnait la consternation mais aussi l'incompréhension ce jeudi matin 11 décembre 2014, au lendemain d'un drame ayant coûté la vie à 5 étudiants, percutés par une voiture folle dans la soirée de mercredi alors qu'ils marchaient le long de l'avenue Georges Brassens, près du conseil régional. Quatre jeunes ont été tués sur le coup, un autre est décédé des suites de ses blessures dans la nuit. Une sixième personne demeure grièvement blessée. Son état est critique et "elle lutte pour sa vie" a déclaré à l'AFP la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin. Elle a ajouté "c'est toute la France qui est endeuillée". L'émotion est immense sur le campus universitaire, où une cellule psychologique a été mise en place. Dans la matinée, un groupe d'étudiants s'est rendu sur les lieux de l'accident afin d'y déposer des fleurs et de rendre hommage à leurs camarades. Un hommage aux victimes sera également rendu dans l'après-midi lors de la réunion du conseil d'administration de l'université.
Dans le quartier du Moufia règnait la consternation mais aussi l'incompréhension ce jeudi matin 11 décembre 2014, au lendemain d'un drame ayant coûté la vie à 5 étudiants, percutés par une voiture folle dans la soirée de mercredi alors qu'ils marchaient le long de l'avenue Georges Brassens, près du conseil régional. Quatre jeunes ont été tués sur le coup, un autre est décédé des suites de ses blessures dans la nuit. Une sixième personne demeure grièvement blessée. Son état est critique et "elle lutte pour sa vie" a déclaré à l'AFP la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin. Elle a ajouté "c'est toute la France qui est endeuillée". L'émotion est immense sur le campus universitaire, où une cellule psychologique a été mise en place. Dans la matinée, un groupe d'étudiants s'est rendu sur les lieux de l'accident afin d'y déposer des fleurs et de rendre hommage à leurs camarades. Un hommage aux victimes sera également rendu dans l'après-midi lors de la réunion du conseil d'administration de l'université.

Des débris de verres, des traces du passage des secouristes, des marquages réalisés par la police... Les lieux de l’accident, sur l’avenue Georges Brassens, portent encore les stigmates du drame qui s’est déroulé ce mercredi soir, témoignant de la violence du choc entre la voiture folle et le groupe de piétons.

Il était près de 22 heures lorsque la Citroën C2, descendant l’avenue à vive allure, a dévié de sa trajectoire percutant un premier arbre avant de heurter très violemment les piétons présents sur le bas-côté. Le véhicule aurait fauché un premier groupe de quatre étudiants, partis acheter des cigarettes. Sous la violence du choc, ils ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres et sont morts sur le coup. La voiture aurait ensuite percuté d’autres piétons, blessant très grièvement deux autres personnes – l’une décèdera dans la nuit des suites de ses blessures – avant de terminer sa course folle et meurtrière près de 50 mètres plus bas.

Selon les premiers éléments d'enquête, le chauffeur de la voiture était alcoolisé "au-delà de la règle", a confirmé le préfet Dominique Sorain en fin de matinée. Il a été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat Malartic. Il transportait deux passagers lorsqu'il a perdu le contrôle de son véhicule. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les raisons exactes de ce dramatique accident.

Dans le quartier du Moufia, à l’université, mais aussi bien au-delà, ces décès tragiques ont suscité une très profonde émotion. Une cellule psychologique a été mise en place sur le campus universitaire. Aux alentours de 10h30, une délégation d'étudiants a pris le chemin des lieux de l'accident afin d'y déposer des fleurs. Dans un lourd silence, tous se sont tenus la main pour respecter une minute de silence en mémoire de leurs camarades.

De nombreux messages de soutien aux familles des victimes ont commencé à affluer. Du côté du rectorat, Thierry Terret a tenu à exprimer "sa très grande peine et à s’associer à la douleur des familles endeuillées". "Cet accident tragique touche doublement la communauté éducative, le jeune conducteur et les passagers du véhicule en cause, étant eux-mêmes étudiants en section de technicien supérieur", indique-t-il dans un communiqué.

Le recteur a par ailleurs "immédiatement proposé au président de l’Université la participation de membres expérimentés de la cellule d’aide et de soutien académique, pour accompagner la prise en charge psychologique des étudiants ou adultes ayant assisté à l’événement ou proches des victimes".

"Un premier hommage, à travers une minute de silence, sera rendu aux victimes en ouverture du conseil d’administration de l’université qui se tiendra ce jeudi après-midi", indique le rectorat.

Ce drame est l'un des pires accidents de la route qu'ait connu La Réunion. L'accident le plus meurtrier s'est produit le 28 mars 1967 à Saint-Leu au lieu-dit la Ravine des Poux. Le bus de la ligne Trois-Bassins - Saint-Pierre q faisait une sortie de route et dévalait la pente sur plus de 35 m de profondeur. 29 personnes dont 8 collégiens,  étaient tuées et 31 blessées.

www.ipreunion.com

   

8 Commentaire(s)

Djayz, Posté
@ludo, pourtant les pilotes roulent vite, les flics en intervention roulent vite, pareil pour tous les professionnels qui ont besoin d'intervenir rapidement, pourtant ils n'ont pas plus d'accidents en roulant vite que nous en roulant tranquillement. Par contre ils sont conscients de leur limite par rapport à la vitesse, ce sont des professionnels. La vitesse ne tue pas, mais quand on sait pas rouler elle y contribue.
FOX, Posté
.....Je n arrive pas trouver les mots pour exprimer ce que je ressens face à une telle tragédie !.....mes pensées sont pour les parents.....et les proches. Je me sens trés mal ce soir.....mème si j ai un sentiment de colère, je n arrive pas à écrire ce que je ressens.....chose qui m arrive très rarement....l heure est au recueillement ...ces victimes ont besoin de toute notre énergie......et notre amour.....pour les conduire vers la lumière.....je demande à toute la Réunion d ètre unis pour les mener vers cette lumière....Merci à vous tous.....
Ludo, depuis son mobile, Posté
@ grimaud remy
votre commentaire est stupide et inutile. L'alcool et la vitesse au volant sont 2 vecteurs de mort qu'il faut combattre et éradiquer. sincères condoléances aux familles.
Domi, Posté
arrete donne permis nimporte qui , arrete tuer zenfants domoune ...mes condoléances a tte la familles des victimes ..
GRIMAUD REMY, Posté
un drame horrible , mais arrêtons de dire que l'alcool ou la drogue est a l'origine des accidents ou des violences , non vous aves tout faux l'humains a trois chose dans le tète qui peut l'emmené a faire des erreurs il y a la conscience , l'inconscience et le subconscience voila la cause réel et le fléaux qui peut jouet sur le comportement de l'humains , non ce n'est la drogue ni l'alcool , l'alcool n'est pas venus tout seul dans le verre et dans ta bouche , et ce n'est pas aussi la faute de celui qui la vendu , non si on laisse l'alcool dans sa bouteille et la drogue a sa place il ne fait pas mal a personne , donc c'est vous l'humains avec votre comportement qui est un danger sur la route ou ailleurs on ne doits pas jugé quelqu'un parce qu'il a bu , mais on juge quelqu'un sur son comportement
Elie, Posté
et la ont veut abaisser l'age de la conduite;pour ces jeunes inconscient qui se crois au dessus des lois;triste tres triste fin d'année pour ces familles.Mes condeleances.
Nonours 65, Posté
Ce genre de chauffard de surcroit alcoolise devrait etre condamne
a vie pas d'induldence pour ces fous dangereux
Genegg, Posté
toutes mes condoléances aux familles endeuillées dont je partage la peine immense qu'elles ressentent en ce moment