Mouvement des transporteurs :

Blocage dans l'île et convoi en ville


Publié / Actualisé
À Saint-Denis, ce vendredi 7 novembre 2008, un convoi d'une trentaine de camions et cars s'est rendu au siège du Conseil Régional, dans un concert de klaxons. Il y est resté environ une heure, bloquant l'accès à la pyramide inversée, sans rencontrer les responsables de la Région. Le Préfet est venu à leur rencontre. La revendication des transporteurs reste la même: une baisse de 20 centimes d'euros par litre de carburant. Dans le reste de l'île, le conflit des professionnels de la route se poursuit, avec le maintien des barrages filtrant aux différents points névralgiques de l'île.
À Saint-Denis, ce vendredi 7 novembre 2008, un convoi d'une trentaine de camions et cars s'est rendu au siège du Conseil Régional, dans un concert de klaxons. Il y est resté environ une heure, bloquant l'accès à la pyramide inversée, sans rencontrer les responsables de la Région. Le Préfet est venu à leur rencontre. La revendication des transporteurs reste la même: une baisse de 20 centimes d'euros par litre de carburant. Dans le reste de l'île, le conflit des professionnels de la route se poursuit, avec le maintien des barrages filtrant aux différents points névralgiques de l'île.
Vers 10 heures, le convoi des transporteurs arrive devant le siège de la Région, à Sainte-Clotilde, dont l'accès est bloqué par les forces de l'ordre. Énervés, les principaux responsables ordonnent aux responsables des barrages filtrants de l'île d'effectuer des coupures, pendant quelques minutes, pour montrer leur colère. Les transporteurs ne laissent alors plus personne passer. Un peu plus tard, les policiers laissent les transporteurs passer et ces derniers font cesser les blocages sur les barrages. "Nous, on est là pour montrer qu'on est mobilisés, qu'on existe, mais on ne veut pas rentrer (dans le Conseil Régional)", explique Jean Bernard Caroupaye, transporteur de l'intersyndicale. Après avoir quitté la Région, le convoi les transporteurs se dirige vers le Conseil Général devant lequel il reste posté, pendant une heure, vers midi.

À midi, dans le sud, la circulation était filtrée dans les deux sens de circulation au niveau de Pierrefonds, un barrage était également érigé au niveau du giratoire des Grègues. Au rond-point des Plaines, un barrage filtrant est toujours en place. Dans l'ouest, c'est au Port, que les barrages sont installés en différents lieux, sans conséquence sur la quatre voies. Enfin, dans le nord, un barrage est toujours en place à Gillot et au rond-point de la Rivière-des-Pluies.

En début d'après-midi, l'intersyndicale des transporteurs a rendez-vous avec Erice Magamootoo, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Réunion. À 15h, une "réunion de sortie de crise" est prévue à la préfecture. "Il faut débloquer la situation", déclarait-il hier, ajoutant " Je ne suis pas en possession de tous les leviers, je n'ai aucune fiscalité d'État sur le prix des carburants, mais il faut consulter les différents partenaires et sortir de la crise".

Ce matin, Giraud Payet, le Président de la Chambre de Métiers, a fait savoir dans un communiqué, qu'il soutient l'action des professionnels de la route. "Les transporteurs ont raison!", écrit-il, " alors que la crise s'installe, que la récession des marchés devient une réalité insupportable et que le système bancaire se replie sur lui-même, les entreprises locales doivent composer, les yeux fermés, avec un carburant toujours plus cher et ce, malgré la chute du cours du pétrole de plus de 60%!" La Chambre des Métiers demande donc que "les autorités administratives qui ont le pouvoir mettent tout en oeuvre pour que nos transporteurs et nos artisans bénéficient d'un carburant à minima détaxé, au mieux une baisse significative de son prix."

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