Dépenses de Noël :

Sacrée fête


Publié / Actualisé
Les Réunionnais aiment faire la fête et ce réveillon 2009 n'aura pas dérogé à la règle. Alors que la crise est bel et bien présente, voire pesante, le commerce des cadeaux de Noël aura su tirer son épingle du jeu si l'on en croit les revendeurs de cadeaux et les restaurateurs. Quelques exceptions toutefois avec notamment les commerces haut de gamme. Pour ce qui est de la grande distribution, à n'en pas douter le bilan est également heureux, mais le tabou demeure trop pressant pour que les enseignes ne révèlent leur succès aux concurrents. "Nous avons constaté une fréquentation satisfaisante" admettra simplement le chargé de communication de Vindémia.
Les Réunionnais aiment faire la fête et ce réveillon 2009 n'aura pas dérogé à la règle. Alors que la crise est bel et bien présente, voire pesante, le commerce des cadeaux de Noël aura su tirer son épingle du jeu si l'on en croit les revendeurs de cadeaux et les restaurateurs. Quelques exceptions toutefois avec notamment les commerces haut de gamme. Pour ce qui est de la grande distribution, à n'en pas douter le bilan est également heureux, mais le tabou demeure trop pressant pour que les enseignes ne révèlent leur succès aux concurrents. "Nous avons constaté une fréquentation satisfaisante" admettra simplement le chargé de communication de Vindémia.
"Ça c'est plutôt bien passé pour nous. Bien mieux que ce que nous craignions. Je pense que les réunionnais font attention avant et après les fêtes, mais pas tellement pendant", témoigne la gérante d'une parfumerie tout public que l'on retrouve dans plusieurs coins de l'île. Avec légèrement moins de clients mais des paniers qui ont un peu augmenté en comparaison avec l'année dernière, ce parfumeur comptabilise globalement le même chiffre d'affaires qu'en 2008. Les paniers moyens ont varié entre 60 et 100 euros selon les régions de l'île, le minimum ayant été enregistré dans l'Est et le maximum dans le Sud. Même constat pour une célèbre marque de vêtement pour qui les ventes, certes tardives, ont été "à la hauteur des attentes".

En revanche, pour le mégastore de Saint-Denis, le bilan est plus mitigé. "Notre bilan est plutôt bon compte tenu du contexte économique, la fréquentation a atteint les chiffres de l'année dernière mais le panier moyen s'est tassé aux alentours des 100 euros contre 150 en 2008." Il en est de même pour la gérante d'un magasin de vêtements et de chaussures moyen et haut de gamme du centre ville du chef lieu. Cette dernière a enregistré une légère régression. "Nous avons tiré notre épingle du jeu, mais les gens achetaient différemment. Nous n'avons pas ressenti l'ambiance de fête qui règne traditionnellement et nos produits haut de gamme n'ont pas remporté leur succès habituel."

En restauration, le bilan rejoint celui des boutiques cadeaux voire le dépasse légèrement. Un restaurateur de Saint-Paul qui proposait un menu fixe à 60 euros se dit plus satisfait cette année qu'en 2008. "Contrairement à l'année dernière nous avons fait salle comble. Les réservations se sont prévues à la dernière minute mais finalement tout s'est bien passé" De même qu'à Saint-Denis, le gérant d'un restaurant qui proposait un menu à 45 euros a finalement enregistré une dépense moyenne de 60 à 70 euros par personne. " C'est un résultat plus que satisfaisant" se réjouit-il.

Deux types de clientèle semblent avoir émergés de cette crise économique. Les moins fortunés ont dépensé leur argent avec le même engouement qu'au réveillon 2008, comme pour profiter du plaisir tant qu'il est encore là : "tanpis si je suis au chômage l'année prochaine. Nous en aurons profité cette année" confiait une cliente du mégastore dionysien à la responsable de magasin. Tandis qu'il apparaît que les plus fortunés se sont restreints, relativement à leurs dépenses habituelles, en attendant que l'orage passe.

Reste à voir comment se déroulera le nouvel an. Une majorité de restaurateurs se disent surpris du peu de réservations comparé à 2008 en cette même période de l'année. Pourtant, aucun d'entre eux ne fait montre d'inquiétude. "Les réunionnais sont décalés cette année. Les réservations vont affluer cette dernière semaine" témoignent plusieurs restaurateurs du Sud comme du Nord.

Déjà au troisième trimestre 2009 une étude réalisée par la société de sondage IPSOS Océan Indien révélée en octobre dernier affirmait que les dépenses en cas de fête avait déjà "gagné 10 points (bilan 3e trimestre : avec vacances) dont 7 points pour les petits cadeaux et plaisir". Comme quoi, les réunionnais ne changent pas en deux mois.

   

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