Économie - Groupe Caillé :

Tribunal de commerce : Confo voudrait un délai


Publié / Actualisé
Ce mercredi 8 septembre, la direction de Conforama demandera au tribunal de commerce de Saint-Denis un délai supplémentaire de 15 jours pour trouver un début de solution à ses problèmes financiers. La nouvelle a été annoncée au comité d'entreprise (CE) ce vendredi matin 3 septembre 2010. L'administratrice judiciaire n'a pas assisté à la réunion. Imaz Press Réunion a révélé en exclusivité ce jeudi 2 septembre qu'une menace de fermeture définitive pèse sur cette enseigne appartenant au groupe Caillé. L'entreprise qui est une franchise de Conforama métropole, est en redressement judiciaire depuis 2004. Elle emploie 62 personnes
Ce mercredi 8 septembre, la direction de Conforama demandera au tribunal de commerce de Saint-Denis un délai supplémentaire de 15 jours pour trouver un début de solution à ses problèmes financiers. La nouvelle a été annoncée au comité d'entreprise (CE) ce vendredi matin 3 septembre 2010. L'administratrice judiciaire n'a pas assisté à la réunion. Imaz Press Réunion a révélé en exclusivité ce jeudi 2 septembre qu'une menace de fermeture définitive pèse sur cette enseigne appartenant au groupe Caillé. L'entreprise qui est une franchise de Conforama métropole, est en redressement judiciaire depuis 2004. Elle emploie 62 personnes
"On nous a dit une nouvelle fois que les deux magasins étaient dans une situation critique et qu'il fallait attendre la décision de commerce ce mercredi 8 septembre" indique un membre du comité d'entreprise. "Nous n'avons pas pu savoir grand chose de plus" ajoute-t-il.

Comme tous les jours depuis plusieurs semaines, l'ambiance est morose dans les deux magasins de l'enseigne implantés à Sainte-Clotilde et à Saint-Pierre. "On en sait pas ce qu'on va devenir, si on sera au chômage ou non dans quelques jours. Cela ne motive pas pour travailler" remarque un employé.

C'est que les signes révélateurs d'une grave crise ne manquent pas. "La franchise devrait être payée à Conforama Métropole depuis avril dernier et cela n'a pas été fait. La direction nous a dit que l'argent a été utilisé pour payer les fournisseurs" déclarait à Imaz Press Réunion le jeudi 2 septembre, un salarié sous couvert d'anonymat. Faute de stock, les fournisseurs ne font plus confiance à l'entreprise, les dépôts du Port et de Saint-Pierre ont fermé il y a deux mois environ. Le personnel qui y travaillait a été redéployé dans les magasins, mais "on ne sait pas combien de temps, on va tenir sans licenciement" remarque l'un de ces employés. Suffisant pour faire dire à Eddie Adékalom, secrétaire général de la fédération commerce de l'UNSA, "l'avenir de l'entreprise est extrêmement sombre".

Rappelons que la crise de Conforama remonte à 2004. Les magasins qui appartiennent alors au groupe Dindar sont placés en redressement judiciaire. Ils n'ont jamais réussi à se sortir de leurs difficultés. C'est pourtant en l'état que le groupe Caillé en fait l'acquisition en janvier 2008. "La famille Dindar n'a pas laissé le choix à François Caillé : s'il voulait acquérir les concessions automobiles qu'elle gérait, il fallait qu'il achète aussi toutes les autres sociétés du groupe, Conforma y compris" note Eddie Adékalom. Depuis, les affaires de l'enseigne n'ont cessé de se dégrader.

Les salariés devraient avoir un début de réponse sur leur avenir ce mercredi 8 septembre au tribunal de commerce.

Mahdia Benhamla pour
   

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