Travailleurs étrangers sur un chantier de la Plaine des Cafres :

La CGTR demande une table ronde


Publié / Actualisé
Suite à l'annonce de la présence de 150 travailleurs portugais sur un chantier de ferme agri-solaire à la Plaine des Cafres, la CGTR a déposé une lettre à la préfecture le mardi 15 mai 2012. Dans ce courrier, l'organisation syndicale demande au préfet la tenue d'une table ronde pour favoriser la priorité à l'emploi local, dans une île où le taux de chômage atteint les 30%. "Il ne s'agit pas d'une histoire d'exclusion des étrangers, mais nous souhaitons que les Réunionnais, les jeunes surtout, puissent être formés et obtenir ce type de travail", indique Max Banon, représentant syndical de la CGTR.
Suite à l'annonce de la présence de 150 travailleurs portugais sur un chantier de ferme agri-solaire à la Plaine des Cafres, la CGTR a déposé une lettre à la préfecture le mardi 15 mai 2012. Dans ce courrier, l'organisation syndicale demande au préfet la tenue d'une table ronde pour favoriser la priorité à l'emploi local, dans une île où le taux de chômage atteint les 30%. "Il ne s'agit pas d'une histoire d'exclusion des étrangers, mais nous souhaitons que les Réunionnais, les jeunes surtout, puissent être formés et obtenir ce type de travail", indique Max Banon, représentant syndical de la CGTR.
"Le problème de l'emploi est très présent à La Réunion, on sait que 30% des Réunionnais sont au chômage et que 60% des jeunes actifs ne travaillent pas. Lors des événements de février dernier, on a bien vu qu'il y a un véritable souci par rapport à l'emploi. Les jeunes demandent du travail, et là, à la Plaine des Cafres, on apprend que 150 Portugais occupent des postes que des Réunionnais auraient pu tenir", explique Max Banon.

La CGTR s'insurge sur le fait que la main d'?uvre locale n'ait pas été sollicitée à la Plaine des Cafres, tout en précisant que ce n'est pas la première fois qu'on fait appel à des ouvriers étrangers sur un chantier réunionnais, aux dépens de la population locale.

"D'autres chantiers de ferme photovoltaïque sont à venir. Nous avons donc demandé à la préfecture la tenue d'une table ronde en présence de la Dieccte, de Pôle Emploi, de la Région, d'EDF, et des représentants des maires, pour favoriser la formation des Réunionnais et la priorité à l'emploi local", indique le délégué syndical. En attendant une éventuelle réponse, la CGTR promet de rester vigilant concernant les emplois sur les chantiers de l'île.

   

1 Commentaire(s)

Gilbert Lauret du Tampon, Posté
Après les ouvriers Portugais, les patrons Anglais ?
Après un voyage à Bangkok, il me restait une poignée de baths thaïlandais que je voulais changer en euros. Il y a quelques mois, j'ai appris par la presse l'ouverture d'un bureau de change au Port. Mais arrivé là-bas, j'étais un peu déçu.

Le bureau en question se trouve en sous-douane donc inaccessible au public. Puis ils ne sont ouverts qu'à l'arrivée des paquebots. J'ai réussi à obtenir les coordonnées du responsable du bureau à qui j'explique que je voulais changer des devises. Puis j'ai demandé s'il n'était pas à l'aéroport comme il a été annoncé à la télé. L'homme que j'ai eu au bout du fil était plutôt embarrassé pour m'expliquer que c'est en ville de Saint-Denis que sa société va s'installer et non à l'aéroport.

Son projet d'installation n'a pas été retenu lors d'un marché public lancé par la nouvelle société qui gère l'aéroport. Cette dernière a choisi une société métropolitaine d'origine londonienne. Le petit Réunionnais qu'il est, reste sur le carreau. Pour le moment, il n'a plus de travail car la saison des croisières est terminée au Port. Après les ouvriers portugais à la Plaine-des-Cafres et le « goyave de France à l'Agorah » (souvenez-vous en), à l'aéroport c'est la « patate d'Angleterre ».

Réunionnais et fier de l'être, je préfère garder mes baths plutôt que de les voir partir à Paris puis à Londres, remplir les caisses d'une multinationale.