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BTP : nouveau round pour les négociations sur les salaires


Publié / Actualisé
Nouveau round pour les négociations annuelles obligatoires dans le BTP ce mardi 26 mars 2013. L'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGTR, FO) réclame une hausse de salaire de 4,16% alors que les organisations patronales n'ont proposé pour l'instant que 0,4% de revalorisation salariale. Ce mardi matin, 26 mars 2013, les deux parties se retrouvent autour de la table pour tenter de trouver un consensus. Si ces nouvelles discussions ne débouchent pas, les syndicats ont déjà prévenu qu'ils se feront entendre via des "actions médiatiques".
Nouveau round pour les négociations annuelles obligatoires dans le BTP ce mardi 26 mars 2013. L'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGTR, FO) réclame une hausse de salaire de 4,16% alors que les organisations patronales n'ont proposé pour l'instant que 0,4% de revalorisation salariale. Ce mardi matin, 26 mars 2013, les deux parties se retrouvent autour de la table pour tenter de trouver un consensus. Si ces nouvelles discussions ne débouchent pas, les syndicats ont déjà prévenu qu'ils se feront entendre via des "actions médiatiques".

Syndicats et organisations patronales du BTP trouveront-ils un terrain d'entente ce mardi ? C’est ce que souhaite en tout cas Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR BTP. "On espère que les négociations se passeront dans un climat sain", explique-t-il. "Pour le moment, on nous a proposé 0,4%. Pour nous, ce n’est rien, ce n’est même pas une  vraie proposition, c’est une provocation", estime-t-il. Les organisations syndicales ne veulent en effet pas discuter de la revalorisation de leurs salaires en dessous du niveau de l'inflation en 2012. Pour rappel, à La Réunion, l’inflation a été de 0,8% l’an dernier.

"Nos patrons mettent en exergue les difficultés que connaît actuellement le BTP. A les écouter, la crise serait due aux salaires des ouvriers", s’indigne Jacky Balmine. "Mais les salariés ne sont pas responsables. La crise est là depuis un moment. Ce n’est pas sous prétexte qu’il y a des difficultés que les salariés n’ont pas droit à une augmentation", poursuit le secrétaire général de la CGTR BTP.

"Pour l’instant, nous avons eu en face de nous des provocateurs, pas des négociateurs. Nous espérons que cela va changer, qu’on va nous faire une proposition acceptable", souligne le président de la CGTR BTP. "Il y a des limites à ne pas dépasser. Si ce mardi, les discussions n’avancent pas, nous n’aurons pas le choix, nous serons obligés de nous mobiliser", ajoute Jacky Balmine.

L'intersyndicale justifie la hausse de 4,16% par la nécessité de rattraper la hausse du SMIC. Ce dernier s'est en effet accru de 2,36 points de plus que les salaires du BTP sur les cinq dernières années. "Nous partons sur cette base. Après, il y a possibilité de discuter par rapport aux propositions du patronat. Mais il faut pour cela qu’on nous fasse de vraies propositions", indique le secrétaire général de la CGTR BTP.

Contacté pour savoir si la proposition du patronat ne pouvait pas être revue à la hausse, Bernard Siriex, président de la FRBTP (fédération réunionnaise du BTP), n’a pas répondu à nos sollicitations. Le secrétaire général de l’organisation, Nicolas Weinsberg, a pour sa part déclaré : "Les prochaines négociations ont lieu ce mardi. Le sujet sera donc discuté à ce moment-là. Pas avant".

Pour rappel, en 2012, les NAO dans le BTP avaient abouti à une hausse de 2,4 % des salaires accordée à l’ensemble des ouvriers de la branche. Mais l’inflation en 2011 avait atteint les 2,5 %.

www.ipreunion.com

   

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