Nouvelles rumeurs de rachat de SFR par Numéricable :

Télécommunications : à La Réunion la libre concurrence tient à un fil


Publié / Actualisé
Après avoir déjà circulé il y a quelque temps, la rumeur d'un rachat de SFR par Numéricable revient avec insistance ces jours-ci. Une telle opération bouleverserait le paysage réunionnais des télécommunications et menacerait l'équilibre de la concurrence sur l'île, le groupe Altice - actionnaire majoritaire de Numéricable - étant déjà propriétaire des marques Only et Izi. Si on ne veut faire aucun commentaire chez SFR Réunion, on se méfie d'un tel mariage éventuel du côté d'Orange. "On n'a pas de crainte particulière dans le sens où l'autorité de la concurrence a toujours fait son métier (...), mais évidemment qu'on aurait des réserves sur ce rapprochement", a ainsi confié Arnaud Leca, directeur marketing et commercial d'Orange Réunion, au micro de Radio Festival.
Après avoir déjà circulé il y a quelque temps, la rumeur d'un rachat de SFR par Numéricable revient avec insistance ces jours-ci. Une telle opération bouleverserait le paysage réunionnais des télécommunications et menacerait l'équilibre de la concurrence sur l'île, le groupe Altice - actionnaire majoritaire de Numéricable - étant déjà propriétaire des marques Only et Izi. Si on ne veut faire aucun commentaire chez SFR Réunion, on se méfie d'un tel mariage éventuel du côté d'Orange. "On n'a pas de crainte particulière dans le sens où l'autorité de la concurrence a toujours fait son métier (...), mais évidemment qu'on aurait des réserves sur ce rapprochement", a ainsi confié Arnaud Leca, directeur marketing et commercial d'Orange Réunion, au micro de Radio Festival.

Ce n’est encore qu’une rumeur. Mais d’après des analystes interrogés par La Tribune, un rachat de SFR par Numéricable serait probable à 80 %. De son côté, BFM TV affirme que le patron du groupe Altice Patrick Drahi – principal actionnaire de Numéricable – tenterait actuellement de réunir des fonds pour déposer une offre sur SFR.

Si l’affaire agite la bourse et le monde des télécommunications métropolitaines, ce mariage hypothétique pourrait aussi avoir de grosses conséquences sur le marché réunionnais, où Altice possède déjà les opérateurs Outremer Télécom et Mobius, soit les marques Only et Izi. SFR, Only et Izi pourraient ainsi se retrouver entre les mains d’un seul et unique actionnaire qui serait alors largement majoritaire face à Orange.

Alors évidemment, on ne voit pas ce rapprochement d’un bon œil chez Orange Réunion, se raccrochant à l’avis de l’autorité de la concurrence. "Si cette information devenait avérée, de toute façon, toute fusion doit être soumise à l’approbation de l’autorité de la concurrence. Elle émettra un avis, basé sur une consultation, y compris avec les opérateurs impactés, et qui s’appliquera au territoire réunionnais spécifiquement", explique le directeur marketing et commercial Arnaud Leca, interrogé par Radio Festival. Et de détailler les conséquences que pourrait entraîner un éventuel rachat de SFR par Altice (par l’intermédiaire de Numéricable) : "Ce que ça impliquerait sur le marché réunionnais, c’est que ça concentrerait deux licences chez un seul actionnaire. Une des conditions possibles serait de demander la restitution et la remise sur le marché d’une de ces licences à un autre opérateur pour garantir la concurrence."

Mais chez Orange, on ne veut pas s’inquiéter outre mesure de ce qui n’est encore qu’une rumeur. "On n’a pas de crainte particulière dans le sens où l’autorité de la concurrence a toujours fait son métier et mis en place les conditions de la concurrence sur les marchés sur lesquels nous opérons, à savoir les marchés français, outre-mer compris", reprend Arnaud Leca. C’est pourquoi selon lui, "le scénario d’une concentration par un seul actionnaire est peu probable au vu des décisions rendues préalablement par l’autorité de la concurrence sur d’autres dossiers". Malgré tout, "évidemment qu’on aurait des réserves sur ce rapprochement", avoue-t-il.

Interrogé également par Radio Festival, Yann de Prince, directeur général délégué des opérations océan Indien au sein du groupe Altice, n’a pas souhaité s’exprimer. Et du côté de SFR Réunion, on assure n’avoir aucune information à ce sujet. "SFR Réunion est une filiale à 100 % de SFR Métropole, elle-même filiale de Vivendi. Cette structure d’actionnaires n’a pas changé et n’a pas prévu de changer à très court terme", indique simplement le directeur marketing Guillaume Yribarren. "En revanche, ce qui est officiel, c’est que Vivendi a annoncé que la société SFR Métropole se séparerait du giron de Vivendi et donc que SFR entrerait en bourse à peu près au milieu de l’année 2014", précise-t-il.

Par ailleurs, selon Les Échos, "malgré la volonté affichée du côté de Numéricable et de son actionnaire, les solutions financières et les moyens de séduire Vivendi semblent encore à trouver", certains analystes jugeant du coup le rachat de SFR "peu crédible".

www.ipreunion.com

   

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