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Prélèvement à la source : vous toucherez moins d'argent, "c'est normal"


Publié / Actualisé
Ça y est, les premiers bulletins de salaire amputés du montant de l'impôt sur le revenu commencent à arriver. Et prélèvement à la source oblige, votre paie est différente. Et on ne parle pas d'une augmentation mais bien d'une diminution. Même prévenu, voir son salaire réduit est un choc. On a l'impression de perdre encore un peu de pouvoir d'achat alors qu'en réalité, il s'agit juste d'un paiement mensualisé du traditionnel impôt sur le revenu. Il faudra s'y habituer, la réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2019 est bien partie pour durer. Toutefois, regardez bien cette première fiche de paie, il peut y avoir des erreurs surtout au niveau de votre taux de prélèvement. Mais des recours existent. Point d'étape sur cette mesure qui a fait couler beaucoup d'encre avec en prime, quelques conseils si vous avez décelez des " étrangetés " sur votre fiche de paie.
Ça y est, les premiers bulletins de salaire amputés du montant de l'impôt sur le revenu commencent à arriver. Et prélèvement à la source oblige, votre paie est différente. Et on ne parle pas d'une augmentation mais bien d'une diminution. Même prévenu, voir son salaire réduit est un choc. On a l'impression de perdre encore un peu de pouvoir d'achat alors qu'en réalité, il s'agit juste d'un paiement mensualisé du traditionnel impôt sur le revenu. Il faudra s'y habituer, la réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2019 est bien partie pour durer. Toutefois, regardez bien cette première fiche de paie, il peut y avoir des erreurs surtout au niveau de votre taux de prélèvement. Mais des recours existent. Point d'étape sur cette mesure qui a fait couler beaucoup d'encre avec en prime, quelques conseils si vous avez décelez des " étrangetés " sur votre fiche de paie.

Selon le gouvernement, le prélèvement à la source se " passe bien " s’enchante Gérald Darmanin, le patron du ministère de l’action et des comptes publics, regardez :

À La Réunion, tout se passe bien ?

Localement, la direction régionale des finances publiques est sur la même longueur d’onde que le gouvernement " on ne crie pas victoire mais on est assez confiant, il n’y a pas eu d’afflux massif dans les centres de finances publiques donc on peut supposer que tout se passe bien " se réjouit-on.

Pas de file de contribuables paniqués qui font le pied de grue devant les locaux des impôts attendant leur tour sous un soleil de plomb. Une information confirmée par le syndicat Solidaire finances publiques. Par contre, les syndicalistes sont beaucoup moins optimistes. Au delà de la mesure, les conditions de travail des fonctionnaires sont " inquiétantes " selon le syndicat. Des agents en sous-effectif, pas assez formés, submergés de travail, qui se sentent incompris par leur direction…

Une situation alarmante "  les agents font face à de nombreuses questions auxquelles ils n’ont pas les réponses, faute de formation alors ils se réfèrent à la direction qui ne semble pas maîtriser le sujet et remonte les interrogations au niveau national, c’est surréaliste " s’insurge Magali Billard secrétaire départementale Solidaire finances publiques.

Des agents désemparés, dépassés par une situation pour laquelle ils ne sont pas " armés " pour faire face. Bientôt, selon Magali Billard, ils devront affronter une autre problématique " à l’heure actuelle, tout ce qui ne concerne pas le prélèvement à la source est laissé de côté, cela va finir par poser problème. Chaque centre de finances publiques comptabilise entre 1.000 et 1.500 courriels de retard. Les agents essaient de traiter l’après-midi après les heures d’accueil mais la charge de travail est trop importante. Les courriels s’accumulent encore et encore " affirme la syndicaliste.

Des employeurs devenus collecteurs d’impôt

Le tableau est beaucoup moins ragoûtant que celui décrit par Gérald Darmanin selon Magali Billard. " La plupart des erreurs que nous notons viennent des TPME, elles n’ont pas pu faire de test, c’est à l’usage qu’ils découvrent ce système complexe ". Quand la direction régionale des finances publiques explique " que des formations ont été faites en amont par la Caisse générale de sécurité sociale " et qu’au final, pour une majorité de patrons " le prélèvement à la source ne sera qu’une ligne de plus sur la fiche de paie ".

Les chefs d’entreprise ont un délai de trois mois pour reverser l’impôt sur le revenu collecté sur les salaires de leurs employés aux finances publiques. Le risque, c’est que certains patrons peu scrupuleux utilisent les impôts collectés en tant que trésorerie. " Ce qui arrive déjà avec la TVA " commente Magali Billard. Mais heureusement, la grande majorité des employeurs ne sont magouilleurs.

Si vous décelez une erreur sur votre fiche de paie

La grande première du système de prélèvement à la source semble se dérouler sans accroc majeur. Les contribuables peuvent tout de même rencontrer quelques soucis. Si cela arrive, trois options :

• contactez l'administration fiscale par téléphone au 0.809.401.401 (numéro non surtaxé), un spécialiste du prélèvement à la source répondra à vos questions.

• connectez vous sur la messagerie sécurisée de votre compte fiscal, il est important de préciser en objet du courriel " prélèvement à la source " pour qu’il soit directement traité par un spécialiste du prélèvement à la source.

• en dernier lieu, rendez-vous dans votre centre de finances publiques, ce qui pourrait prendre plus de temps.

Les cas particuliers

Si vous n'avez pas communiqué toutes les informations nécessaires  à l'administration fiscale, un taux neutre sera appliqué, c'est le cas de centaines de milliers de personnes. Vous avez deux solutions :

• vous êtes trop prélevé, contactez le fisc, vous recevrez la différence sous deux mois.

• votre taux est inférieur à celui qui devrait correspondre à votre situation, là encore, prévenez l'administration fiscale. Vous aurez à verser un complément l'année prochaine. 

La direction des finances publiques précise que " les équipes ont été renforcées pour faire face à un éventuel afflux massif de personnes dans les centres de finances publiques ", ce qui pourrait arriver dans les jours à venir.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Chantal, Posté
C'est vrai, ça fout un coup au moral, même si auparavant j'avais l'habitude de payer mensuellement. ça me fait penser au passage du franc à l'euro.... faudra un certain pour s'y habituer, et ce sera plus facile pour les nouvelles générations