Un accès au crédit pour les plus fragiles :

Le microcrédit est en nette progression à La Réunion


Publié / Actualisé
L'Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) publie une note sur le microcrédit à La Réunion. Celle-ci complète l'étude réalisée sur l'inclusion bancaire. Elle dresse un panorama du paysage du microcrédit dans l'ile et son dynamisme de 2010 à 2018.
L'Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) publie une note sur le microcrédit à La Réunion. Celle-ci complète l'étude réalisée sur l'inclusion bancaire. Elle dresse un panorama du paysage du microcrédit dans l'ile et son dynamisme de 2010 à 2018.

L’accès au financement par le microcrédit

Le microcrédit accompagné s’inscrit comme un des moyens de favoriser l’inclusion financière des populations fragiles et offre des possibilités de financement à des emprunteurs qui n’auraient pas, ou difficilement, accès au crédit traditionnel.

En effet, à l’inverse du droit au compte, le " droit au crédit " n’existe pas. Ainsi, 3,5 % des ménages réunionnais se voient refuser l’octroi d’un crédit par les établissements traditionnels en 2015, selon l’enquête Patrimoine de l’Insee. Cette même année, 15 % des ménages réunionnais ont renoncé à demander un crédit en pensant qu’il serait refusé.

Une nette progression de l'activité du microcrédit

À La Réunion, le financement par le microcrédit connait un franc succès ces dernières années, passant de moins de 4 millions d’euros de prêts octroyés en 2010 à 11 millions d’euros en 2018 pour près de 1 700 microcrédits accordés.

Le microcrédit professionnel classique, destiné au financement de créations d’entreprise et porté par l’Adie Réunion, concentre la moitié des montants alloués et progresse de 19 % par an entre 2010 et 2018. Les bénéficiaires du microcrédit professionnel restent majoritairement des personnes exclues du marché du travail. Plus de la moitié des micro-emprunteurs soutenus en 2017 sont demandeurs d’emploi ou inactifs au moment de leur demande de prêts.

Le microcrédit personnel, qui a vocation à financer des projets d’accès à un emploi salarié ou d’insertion sociale (permis de conduire, véhicule automobile, etc.), contribue également à cette bonne orientation (+29 % en moyenne par an entre 2010 et 2018).

L’accompagnement au cœur du microcrédit

Qu’il soit personnel ou professionnel, le microcrédit repose sur l’accompagnement. Ce dernier contribue, en effet, de manière décisive à l’insertion sociale de ces personnes. Ce suivi particulier peut être mis en place grâce à un système de subventionnement adéquat.

Bien que ces bénéficiaires n’aient a priori pas la solvabilité suffisante pour le système bancaire classique, cet accompagnement permet d’afficher des taux d’impayé faibles et une pérennité des entreprises supérieure à celle observée sur l’ensemble de l’économie réunionnaise.

Cette dynamique favorable du microcrédit devrait se poursuivre. En effet, l’État souhaite élargir la diffusion du microcrédit en assouplissant le cadre règlementaire. Par ailleurs, le lancement par la Région Réunion d’un nouveau dispositif d’aide à la création d’entreprises baptisé " Cap Création " s’inscrit dans cette dynamique. 

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Aminata Sy, Posté
Bonne continuation