Levée immédiate de la septaine et reconquête de la clientèle locale :

La filière tourisme descend dans la rue et fait les yeux doux aux Réunionnais


Publié / Actualisé
Comme beaucoup d'autres secteurs, la filière touristique locale a très sévèrement été impactée par les conséquences du Covid-19 et du confinement. Fermeture des établissements et des structures, quatorzaine, puis septaine, obligatoires jusqu'au 1er juillet 2020, nécessité de respecter les nouvelles normes de sécurité sanitaire, autant de contraintes qui mettent à mal un secteur qui emploie 11 500 personnes. Face à cette situation, ils ont décidé de réagir en manifestant ce mercredi 17 juin 2020 devant le tribunal de commerce afin de demander la levée immédiate de la septaine et un plan de relance de la filière. Ils préparent en parallèle leur plan de bataille et de reconquête de l'activité en se rappelant qu'une clientèle consommatrice d'activités touristiques se trouve tout juste à proximité... le Réunionnais (Photo rb/www.ipreunion.com)
Comme beaucoup d'autres secteurs, la filière touristique locale a très sévèrement été impactée par les conséquences du Covid-19 et du confinement. Fermeture des établissements et des structures, quatorzaine, puis septaine, obligatoires jusqu'au 1er juillet 2020, nécessité de respecter les nouvelles normes de sécurité sanitaire, autant de contraintes qui mettent à mal un secteur qui emploie 11 500 personnes. Face à cette situation, ils ont décidé de réagir en manifestant ce mercredi 17 juin 2020 devant le tribunal de commerce afin de demander la levée immédiate de la septaine et un plan de relance de la filière. Ils préparent en parallèle leur plan de bataille et de reconquête de l'activité en se rappelant qu'une clientèle consommatrice d'activités touristiques se trouve tout juste à proximité... le Réunionnais (Photo rb/www.ipreunion.com)

Un trafic aéroportuaire en recul de 41% par rapport à l’année dernière, un chiffre d’affaires de - 90% concernant les locations de voitures, des hôtels quasiment vides, des restaurants qui retrouvent quelques couleurs mais qui demeurent extrêmement inquiets, la crise du coronavirus n’a clairement pas épargné le secteur touristique de l’île, qui représente une des principales activités économiques de l’île et qui emploie 11 500 personnes.

Face à cette situation, il est tout à fait normal que les professionnels du secteur, hôteliers en tête, se rebiffent et demandent à l’Etat leur part d’aide pour remonter la pente. C’est tout le sens de la manifestation de ce mercredi, devant la le tribunal de commerce, afin de demander un plan de relance du secteur à hauteur de 80 millions d’euros.

Les acteurs du tourisme demandent également la levée de la septaine obligatoire pour tout entrant sur le territoire, mesure qui, indéniablement, bloque toutes velléités de voyager vers La Réunion pour découvrir l’île. Si cette mesure devrait être levée début juillet, "ce sera beaucoup trop tard" estiment les acteurs du tourisme local qui précisent que "c’est en ce moment que les voyageurs décident de leur destination pour les vacances de juillet/août prochains". 

Résolus à l’idée que les touristes extérieurs ne seront pas vraiment au rendez-vous, les hôteliers, en particulier, ont décidé de faire les yeux doux aux Réunionnais. Ce n’est pas la première fois que les Réunionnais se rappellent au bon souvenir de ces professionnels. En 2006 déjà, avec la crise du chikungunya, la population locale avait eu les faveurs de nos chers hôtels. Prix attractifs, surclassements offres imbattables, rien n’était trop beau pour attirer la clientèle péi alors que les métropolitains et les étrangers avaient déserté l’île par crainte de piqûres de moustiques.

Si cette initiative est tout à fait louable, là où le bât blesse, c’est que ces belles promotions ont vite fait de disparaître une fois la crise du chikungunya passée, ne laissant aux Réunionnais que des chambres hors de prix que seule une minorité peut s’offrir. Or, ils sont des consommateurs comme d’autres, qui ont envie de découvrir et de profiter pleinement de leur île, sans pour autant se voir opposer des tarifs prohibitifs.

Si on sait venir chercher les Réunionnais au moment où on en a le plus besoin, la filière se doit aussi de créer les conditions d’une économie touristique tournée vers la population locale qui joue le jeu de la solidarité en cette période de crise, mais qui souhaite surtout pouvoir profiter des hôtels, des restaurants et de toutes les activités touristiques existantes, à n’importe quel moment de l’année, à des prix intéressants.

Mais peut-être que, cette fois, l’opération séduction saura s’inscrire dans la durée...

www.ipreunion.com

 

   

5 Commentaire(s)

Oui...Mais, Posté
On attire pas les mouches avec du vinaigre....baissez vos prix et augmenter au minimum vos prestations et on viendra plus nombreux dans vos hôtels et gites.Comme dit le dicton: "Nou lé vilain mais nou lé pa couillon"
Romu, Posté
Levée immédiate de la quarantaine de 7 jours et bienvenue à l'épidémie, enfin.
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Les prix pratiqués sont élevés ;
Les professionnels du tourisme ont des beaux moments d embellie chaque année ! Ils en ont bien profité.......
Et ne s en plaignaient pas .. lol
FERRERE, Posté
Avec encore 10 490 personnes hospitalisées en France dont 792 sont en réanimation, il faut bien sur ouvrir les frontières tout de suite, la santé avant l'argent, Mr le préfet surtout ne pas céder SVP, .
Bibi, Posté
Les hôtels sont trop chers par rapport aux prestations. Vous voulez sauver la saison ? Proposez des tarifs réduits aux locaux ! La crise du chikungunya n a pas servi de leçon apparemment...