Crise Covid et impact socio-économique :

À quand le retour des "jours heureux"...


Publié / Actualisé
Le 13 avril 2020, lors de son allocation télévisée, Emmanuel Macron avait promis le retour des "jours heureux" à l'issue de la première vague. Force est de constater que tous les indicateurs sanitaires sont actuellement au rouge. En réponse, le président de la République et son gouvernement ont décidé de déployer un arsenal de mesures visant à contrer cette deuxième vague et à limiter l'impact socio-économique de cette crise en France. Mais est-ce que ce sera suffisant ? (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le 13 avril 2020, lors de son allocation télévisée, Emmanuel Macron avait promis le retour des "jours heureux" à l'issue de la première vague. Force est de constater que tous les indicateurs sanitaires sont actuellement au rouge. En réponse, le président de la République et son gouvernement ont décidé de déployer un arsenal de mesures visant à contrer cette deuxième vague et à limiter l'impact socio-économique de cette crise en France. Mais est-ce que ce sera suffisant ? (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Ce qui semble clair, c’est que nous devrons vivre avec cette crise sanitaire durant encore plusieurs mois. Lors de son allocution télévisée ce mercredi 14 octobre, Emmanuel Macron tablait sur une possible amélioration à l’horizon de l’été 2021. En attendant, la situation socio-économique ne cesse de se dégrader.

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Selon une étude du centre de recherche en économie de Sciences Po (OFCE) paru le 14 octobre dernier, tous les voyants sont au rouge. Ainsi sur l’ensemble de l’année 2020, "nous prévoyons une baisse de 9% du PIB". Quant aux entreprises, "elles verraient leur revenu se réduire de 56 milliards d’euros", peut-on lire, annonçant une possible hausse des faillites de près de 80%.

Le chômage devrait lui aussi poursuivre sa croissance inexorable d’ici la fin de l’année (+ 810 000 sur l’année) pour atteindre un taux de chômage de 11%. Le revenu des ménages a quant à lui baissé de 5 milliards d’euros.

- Plan de relance -

Face à cette situation, le gouvernement a sorti son arsenal visant à relancer la croissance et à limiter l’impact socio-économique de cette crise.

D’abord 470 milliards d’euros au titre du plan de soutien ayant permis de déployer des mesures d’aides aux entreprises (PGE, report de paiement de cotisations et échéances fiscales…), d’aide aux salariés (chômage partiel, prime Covid) ainsi qu’aux familles modestes qui ont bénéficié d’aides exceptionnelles (prime de 150€ + 100€ par enfant pour allocataires du RSA).

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Ensuite 100 milliards d’euros au titre du plan "France Relance"visant à remettre la France sur le chemin de la croissance sur les deux prochaines années. Selon l’OFCE, "le plan de relance améliorerait le PIB à hauteur de 1,1% pour 20212 et la croissance serait de 7%. […] En 2022, les nouvelles mesures issues du Plan de relance auraient un impact de 0.9 point de PIB sur l’activité"peut-on lire.

Alors, tout ira mieux en 2022 ? Difficile d’y croire tant la situation socio-économique semble plus que jamais au bord du gouffre. Et la mise en place du couvre-feu dans plusieurs grandes métropoles du territoire national ne semble pas arranger la situation, loin de là, surtout si cette mesure est amenée à être élargie à d’autres territoires.

- Enfermés dans une "bulle sociale" -

Les secteurs du tourisme, de l’événementiel, de la culture et de la restauration, déjà mal en point, risquent de mourir d’asphyxie. Les entreprises peinent à voir des perspectives positives, se demandant même si la frénésie de Noël sera au rendez-vous. Les nombreux salariés se retrouvant au chômage, sans compter les chômeurs en fin de droit, risquent de basculer dans la pauvreté.

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Et ce n’est clairement pas la prime exceptionnelle accordée aux bénéficiaires du RSA, ces mêmes bénéficiaires à qui on refuse une revalorisation de leur allocation, qui améliorera leur situation. Les liens sociaux sont distendus, les fêtes sont annulées, les Français sont enfermés dans une "bulle sociale" qu’ils acceptent avec résignation et beaucoup d’incompréhension, tant les décisions semblent manquer de logique.

Bref, malgré les grandes incantations et le discours positiviste du président de La République et du gouvernement, il semble difficile de croire que toutes ces mesures permettront réellement de redresser la barre.

La France paraît un bateau qui navigue à vue, en quête de la bonne voie pour surmonter cette crise sanitaire hors du commun, renvoyant, de fait, le retour des jours heureux aux calendes grecques.

www.ipreunion.com / reac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Il est vrai que la France sera sur les rotules .... c est inéluctable.
Je suis loin d'être béate devant nos dirigeants...., mais objectivement , à part la France, quel autre pays a déployé la batterie d'aides actuelles ?

L Allemagne l'avait fait pour le strass il y a quelques annees, mais s est bien gardé d'en faire autant cette fois.
Ça lui a servi de leçon ...
Parce que vous Êtes gouvernés par Les Ratés En Mouvement ( LREM ), Posté
Mieux encore ...Un scandale de santé publique a toutefois déjà conduit des ministres devant les juges, celui du sang contaminé. C'est à dire pour essayer de mettre à l'abri ministres et hauts fonctionnaires dont on a compris qu'il était possible qu'ils aient quelques soucis dans le monde d'après, et qu'il y ait quelques comptes à rendre devant le juge pénal.