Cantonales :

Paul Vergès pour une coalition élargie


Publié / Actualisé
Certain de la victoire de la majorité sortante au Conseil général, Paul Vergès, président de l'Alliance, prône une coalition élargie autour d'un projet commun, en vue de la présidentielle de mai 2012. Dans la conférence de presse qu'il a tenue ce mercredi 23 mars 2011, il a estimé que tant du point de vue national que local, " ce scrutin de mars est un tournant dans la vie politique française ".
Certain de la victoire de la majorité sortante au Conseil général, Paul Vergès, président de l'Alliance, prône une coalition élargie autour d'un projet commun, en vue de la présidentielle de mai 2012. Dans la conférence de presse qu'il a tenue ce mercredi 23 mars 2011, il a estimé que tant du point de vue national que local, " ce scrutin de mars est un tournant dans la vie politique française ".
" J'ai la certitude que globalement, le nombre de sièges de la majorité au Conseil général va augmenter ", a déclaré Paul Vergès, trois jours après les élections cantonales qui donnent l'opposition du Conseil général en position de minorité. Pour lui, " fondamentalement, c'est l'échec " pour les candidats soutenus par Didier Robert, président du Conseil régional et chef de file de La Réunion en confiance. Cela malgré la mise en ballotage de Pierre Vergès et Roland Bénard qui, il en est sûr, remporteront un siège de conseiller général à l'issu du second tour.

Selon lui, le scrutin du 20 mars a démontré " l'échec du parti gouvernemental et de ceux qui s'en inspirent ". Il a ironisé sur La Réunion en confiance qu'il qualifie de " Réunion en souffrance, errance... ". Mais le chef de file de l'Alliance, dont la coalition avec la Droite Sociale de Nassimah Dindar, le PCR et le PS détient la majorité au département, estime aussi qu'un " changement fondamental " dans la vie politique s'opèrera après ce scrutin.

Il souligne un " fait nouveau " dans la participation de Nassimah Dindar à la campagne. D'après lui, elle a soutenu les candidats de la majorité actuelle, qu'ils soient PS, PC ou Alliance. " Cela ne s'est jamais vu à la Réunion ", indique-t-il en renouvelant son soutien à l'actuelle présidente du Département.

L'ancien président de Région souligne la " crise dans le camp gouvernemental " qui pourrait présager un " 21 avril inversé " lors de l'élection présidentielle de 2012. Si le Front National n'est pas une menace à La Réunion comme il l'est en métropole, Paul Vergès estime qu' " une coalition élargie sur la base d'un projet commun " doit offrir aux électeurs de l'île un programme de sortie de crise crédible.

Paul Vergès indique par ailleurs " enregistrer les opinions " de ceux qui, dans ses rangs, s'élèvent contre le renouvellement de Nassimah Dindar à la tête du Département. Il ne prend pas position par rapport à Huguette Bello, députée-maire communiste de Saint-Paul, qui s'était exprimée en ce sens. " Ce sont les conseillers généraux qui choisiront ", dit-il. Car pour lui, l'objectif est de fédérer. Pas seulement en vue du scrutin du 27 mars qu'il estime déjà gagné, mais dans la perspective de la présidentielle de 2012 dont l'issue pourrait changer la physionomie des institutions locales, à La Réunion notamment.

Marine Veith pour
   

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