Fin du Sakifo Muzik Festival :

Johnny Clegg en apothéose


Publié / Actualisé
Le rideau est tombé ce dimanche 8 août 2004 à Saint-Leu sur la première édition du Sakifo Muzik Festival avec en ultime feu d'artifice un concert grandiose de Johnny Clegg. Le Sud Africain et ses complices ont enflammé un public déjà mis en bouche par les Mauriciens de Lélou Menwar, les Malgaches de Légo et le Réunionnais Danyèl Waro
Le rideau est tombé ce dimanche 8 août 2004 à Saint-Leu sur la première édition du Sakifo Muzik Festival avec en ultime feu d'artifice un concert grandiose de Johnny Clegg. Le Sud Africain et ses complices ont enflammé un public déjà mis en bouche par les Mauriciens de Lélou Menwar, les Malgaches de Légo et le Réunionnais Danyèl Waro

Johnny Clegg connaît bien La Réunion. Il y est déjà venu chanter à deux reprises à la fin des années 80. L'Afrique du Sud vivait alors sous le joug de l'apartheid et celui que l'on a surnommé "le Zoulou blanc" (un pseudonyme qu'il avoue détester) chantait contre le racisme, pour la liberté et l'égalité. La Réunion, terre de contrastes et de tolérance, où la lutte contre l'apartheid était vivace, lui avait réservé un triomphe.
Le temps a passé. Le "one man, one vote" (un homme, une voix) que réclamait Johnny Clegg dans une chanson, est devenu réalité, Nelson Mandela a été libéré et a été élu premier président Noir du pays. L'Afrique du Sud est depuis 10 ans un État démocratique. Mais les chansons de Johnny Clegg conservent tout leur sens, tout leur accent de résistance.

Espoir pour l'Afrique

Il y a les anciens morceaux, ceux qui parlent de Steve Biko (leader Noir Sud Africain de la lutte anti apartheid mort en prison), et "de tous ceux qui ont payé le prix fort pour leur liberté" lance Johnny Clegg, ceux qui parlent de liberté à conquérir, d'égalité. Le public les connaît par coeur. Alors il reprend les refrains, lève le poing en signe de résistance. Dans la foule, il y a des quadragénaires et des quinquagénaires. Ceux-là ont sûrement manifesté plus d'une fois contre l'apartheid. Mais il a aussi les jeunes, trop jeunes pour avoir connu cette époque. Ceux-là aussi chantent et lèvent le poing. Magnifique symbole et signe d'espoir.

C'est sans doute ces signes qui font dire à Johnny Clegg : "j'ai confiance en l'âme humaine, je sais qu'il y a de l'espoir pour l'avenir de l'Afrique et du monde". Plusieurs de ses nouvelles chansons parlent de cet espoir pour l'Afrique qui "malgré le colonialisme, le SIDA, la sécheresse, la famine arrivera à s'en sortir". Le public ne connaît pas encore tous ces nouveaux morceaux. Alors il tape dans les mains, lève le bras et crie sa joie.

Il n'y a pas de raison de cacher le bonheur que l'on a à retrouver un ami.

   

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