Enseignement :

La rentrée malgré le chikungunya


Publié / Actualisé
Les élèves et enseignants de La Réunion ont repris le chemin des classes ce lundi matin 6 février 2006. Prévue pour le lundi 30 janvier, la fin des vacances a eu lieu avec une semaine de retard. Le temps pour le rectorat et les communes de procéder à la démoustication des 533 écoles et 112 collèges et lycées de l'île. Malgré le chikungunya taux d'absentéisme des élèves et enseignants sont sensiblement similaires aux moyennes habituelles
Les élèves et enseignants de La Réunion ont repris le chemin des classes ce lundi matin 6 février 2006. Prévue pour le lundi 30 janvier, la fin des vacances a eu lieu avec une semaine de retard. Le temps pour le rectorat et les communes de procéder à la démoustication des 533 écoles et 112 collèges et lycées de l'île. Malgré le chikungunya taux d'absentéisme des élèves et enseignants sont sensiblement similaires aux moyennes habituelles
Selon les chiffres rendus publics par le rectorat 4% des élèves des collèges, et 5,4% des élèves des lycées ne sont pas venus en classe. À noter un pic d'absentéisme dans le Sud (11,5% au collège des Tamarins à Saint-Pierre) et dans l'Est (8,9% au lycée de Bras-Panon et 7,5% pour le lycée Patu de Rosemond à Saint-Benoît).
Dans le primaire, des sondages ponctuels montrent un taux d'absentéisme identique à celui du secondaire, indique le rectorat. Pour les enseignants, les absents représentaient 3,45% des effectifs dans les collèges et 3,50% de ceux des lycées. Chez le personnel non - enseignant, l'absentéisme était de 4% dans les collèges et de 5,4% dans les lycées.
Pour les personnels comme pour les élèves, il n'est pas encore possible de déterminer si le chikungunya est à l'origine des absences. Le rectorat indique toutefois que "les chiffres sont peu ou pas supérieurs à la moyenne".

Information sur le chikungunya

Pour beaucoup d'élèves ayant effectué leur rentrée normalement, s'est par une information sur le chikungunya et son vecteur l'aedes albopictus qu'a commencé cette première journée. "Les enfants sont bien informés. Ils savent qu'il faut se protéger des moustiques avec des produits répulsifs" note Morgan Galbadon, instituteur pour les CE2/CM1 de l'école de l'Étang Saint-Paul. Sur le tableau noir est écrit "épidémie de chikungunya". Les élèves doivent énumérer les moyens de lutte contre les moustiques. Sur chacune des tables sont posés des prospectus distribués par la DRASS (direction des affaires sanitaires et sociales) mettant en garde contre l'aedes albopictus.
Dans la cour de l'école, le directeur réceptionne auprès des agents communaux les produits ménagers et anti-insectes envoyés par la commune. "D'ici demain (mardi - ndlr) nous aurons distribué dans toutes les écoles des aérosols anti-moustiques et des produits d'entretien à base de citronnelle et d'eucalyptus" note Dominique How-Pan-Hie responsable du Cabinet du maire de Saint-Paul. "Par contre, pour éviter tout problème d'allergie nous ne fournirons pas aux élèves de produis répulsifs à se mettre sur la peau" souligne-t-il.

Ramassage des déchets

Tout au long de la journée de lundi, l'armée a poursuivi ses opérations de démoustication dans les jardins des particuliers. Un millier de militaires basés dans l'île sont déjà sur le terrain. Dans quelques jours, ils recevront le renfort de 300 hommes basés en métropole. Les brigades d'intervention ratissent systématiquement les zones où elles se trouvent. Depuis ce lundi, une circulaire est placée dans la boîte aux lettres des personnes absentes lors du passage des brigades. Le document avertit les habitants du passage des militaires et les invite habitants à téléphoner à la préfecture au 02 62 41 00 00 pour demander la démoustication de leur jardin.
Cette action d'envergure chez les habitants a lieu en complémentarité avec les opérations "coup de balai" engagée par les communes et les communautés de communes. Il s'agit pour les agents communaux de procéder dans les plus brefs délais à l'éradication de tous les dépôts sauvages d'ordures de l'île ainsi qu'au ramassage des déchets et des encombrants. "Les gens jettent tout n'importe où" déplore un employé communal de Saint-Paul. Avec un collègue, il intervient dans les hauts du Guillaume pour ramasser un gros tas de déchets en tout genre. "Les moustiques adorent les détritus. Il faut vraiment que les gens le comprennent" insiste l'employé communal.
   

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