Le Port - lutte biologique contre le chikungunya au Port :

Du BTI pour détruire les larves


Publié / Actualisé
Novatrice en matière de lutte contre l'aedes albopictus, le moustique vecteur du chikungunya, la commune du Port poursuit ses pulvérisations de BTI (bacillus thuringiensis israelensis), un produit biologique mortel pour les larves de moustiques mais inoffensifs pour les autres insectes, l'homme et les animaux. Ce vendredi 17 février 2006, les brigades communales d'intervention étaient dans le quartier SATEC II
Novatrice en matière de lutte contre l'aedes albopictus, le moustique vecteur du chikungunya, la commune du Port poursuit ses pulvérisations de BTI (bacillus thuringiensis israelensis), un produit biologique mortel pour les larves de moustiques mais inoffensifs pour les autres insectes, l'homme et les animaux. Ce vendredi 17 février 2006, les brigades communales d'intervention étaient dans le quartier SATEC II
Debout devant son portail, une habitante interpelle les "démoustiqueurs" qui se trouvent un peu plus haut dans la rue, "venez dans ma cour. Je n'étais pas là lorsque vous êtes passés tout à l'heure. Ma voisine m'a téléphoné et je suis revenue pour vous laisser entrer". Visiblement la peur d'être intoxiqué par les produits anti-moustiques n'est pas présente dans le quartier. "Depuis plusieurs semaines, nous avons lancé des campagnes d'information en direction de la population. Nous avons expliqué que le produit utilisé pour tuer les larves, le BTI en l'occurrence, est sans aucun risque pour l'environnement et l'homme" explique Mickaël Lebon, du service environnement de la mairie du Port.
Bien sûr les brigades communales interviennent aussi dans la lutte contre les moustiques adultes. Dans ce cas, elles utilisent de la delta-méthrine, un insecticide chimique. Par obligation puisque seuls les produits chimiques sont en mesure de tuer les moustiques adultes. "Mais nous n'avons recours à ce produit qu'en cas de besoin. Dans ce quartier où presque tous les gîtes larvaires ont déjà été détruits, ce n'est pas la peine d'épandre la delta-méthrine. Il n'y a plus d'adultes" remarque Mickaël Lebon. "Le fait que ces adultes soient de plus absents est aussi la preuve d'une part que la lutte contre les larves à base de BTI est efficace, d'autre part qu'il y a eu une réelle prise de conscience de la population sur la nécessité d'éliminer tout ce qui peut constituer un gîte larvaire où les moustiques vont proliférer" conclut Mickaël Lebon.
   

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