Visite du Premier ministre, Dominique de Villepin, à La Réunion :

Cascade d'annonces


Publié / Actualisé
Ouverture d'un centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes et infectieuses et la création du centre hospitalier régional dès la fin de l'année. Le versement de 72 millions d'euros pour financer un plan complémentaire au schéma régional d'organisation des soins. 4,5 millions d'euros pour relancer le secteur touristique. Le maintien de l'enveloppe de 60 millions d'euros en faveur des entreprises économiquement affectées par les conséquences du chikungunya. 3 millions pour la résorption de l'habitat insalubre. Dominique de Villepin, a livré une cascade d'annonces ce jeudi 18 mai 2006 lors de la première journée de son séjour dans l'île
Ouverture d'un centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes et infectieuses et la création du centre hospitalier régional dès la fin de l'année. Le versement de 72 millions d'euros pour financer un plan complémentaire au schéma régional d'organisation des soins. 4,5 millions d'euros pour relancer le secteur touristique. Le maintien de l'enveloppe de 60 millions d'euros en faveur des entreprises économiquement affectées par les conséquences du chikungunya. 3 millions pour la résorption de l'habitat insalubre. Dominique de Villepin, a livré une cascade d'annonces ce jeudi 18 mai 2006 lors de la première journée de son séjour dans l'île
Comme il l'avait fait lors de sa précédente visite en février dernier, c'est quasiment dès son arrivée dans l'île que le Premier ministre a annoncé le train de mesures en faveur de la lutte contre le chikungunya et ses conséquences. Après un rapide passage en préfecture pour assister à la signature par les présidents des collectivités d'une déclaration d'intention pour le combat les moustiques vecteurs du chikungunya, Dominique de Villepin s'est rendu au théâtre de Champ fleuri. Il a visiblement apprécié le bain de foule qui lui a été réservé. Puis devant une salle comble il disait: "je suis venu d'abord faire le point sur la situation et vérifier que tous les engagements ont été tenus". Ce qui a été le cas estimait-il. Il notait ainsi que l'objectif des 200 000 maisons démoustiquées sera atteint, que la plupart des décharges sauvages, sources de prolifération des moustiques, avaient été supprimées et qu'en matière de recherche "nous avançons à grands pas vers la mise au point d'un vaccin".

"Les entreprises continueront d'être aidées"

Du point du vue économique il rappelait que l'État a mis 60 millions à la disposition des entreprises touchées par les conséquences de la maladie. On le sait, seule une partie minime de cette enveloppe a été utilisée. 2,5 millions d'euros d'indemnités ont été répartis entre quelque 500 entreprises. Cela alors que l'on s'attendait à des demandes massives d'indemnisation. Dominique de Villepin ne s'est pas appesanti sur les raisons de cet état de fait, mais il a affirmé , "je vous confirme que l'enveloppe prévisionnelle reste disponible pour faire face aux conséquences économiques du chikungunya". Ce qui devrait rassurer le monde de l'entreprise agiter par la crainte que les crédits non consommés des fonds d'indemnisations soient retirés à La Réunion.

Un centre de veille

Il s'agissait de la première grande annonce du chef du gouvernement. Il était ensuite question de la lutte contre le virus. "L'expérience nous l'a suffisamment prouvé: l'hiver austral ne suffira pas à faire disparaître la maladie" disait le Premier ministre avant de procéder à l'énumération d'une série de mesures. "Un centre de recherche et de veille sanitaire sera définitivement installé à La Réunion à la fin de l'année. Regroupant l'ensemble des médecins, spécialistes, chercheurs et techniciens de la lutte contre les agents pathogènes, ce centre a vocation "à devenir une plateforme de haut niveau ouvertes aux équipes du monde entier travaillant sur les pathologies tropicales et leurs vecteurs". Dominique de Villepin soulignait qu'un "premier budget de 2,2 millions d'euros est dès présent consacré à la création du centre par le ministère de la recherche". Dans le même temps, 6 personnes seront recrutées pour renforcer les capacités de surveillance épidémiologique.

Création d'un CHR

Le chef du gouvernement annonçait ensuite la création d'un centre hospitalier régional (CHR). Il sera opérationnel "avant la fin de l'année" et il aura "des capacités de recherche et un rôle de recours en matière de soins".
Il précisera son propos dans l'après-midi à la mairie de Saint-Paul après sa visite à l'hôpital saint-paulois. Le CHR permettra aux pôles hospitaliers de Bellepierre et de Saint-Pierre de "développer leurs activités de recherche ainsi que leur rôle de recours et de référence en matière sanitaire" disait-il. Il ajoutait que le CHR préfigure la création d'un centre hospitalier universitaire (CHU
C'est encore à la mairie de Saint-Paul qu'il annonçait la décision de l'État "d'accélérer dès maintenant et de manière très significative, l'offre de soins". D'où le lancement "dès maintenant" d'un "plan complémentaire au plan hôpital 2007" et le déblocage "pour la période 2006 - 2008 d'une capacité d'investissement de 60 millions d'euros. Ces crédits s'ajoutent aux moyens déjà déployés". Pour assurer le fonctionnement "de ces nouvelles capacités sanitaires une enveloppe reconductible de 12 millions d'euros sera allouée" poursuivait-il. 150 emplois hospitaliers, dont 18 médecins "pourront être crées dès cette année".

Diner en préfecture

Autant de questions qu'il a pu de nouveau abordé au cours du dîner - rencontre à la préfecture avec les professionnels de la médecine et de la recherche. Ce vendredi matin Dominique de Villepin sera à Saint-Leu où il rencontrera des opérateurs touristiques. Il quittera ensuite l'île pour Paris en passant par Mayotte.
Rappelons que le Premier ministre est accompagné par François Baroin, ministre de l'outremer, Xavier Bertrand, ministre de la Santé et François Goulard, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
   

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