Shanghai (Chine) :

La ville où l'on construit un building par jour


Publié / Actualisé
Shanghai, littéralement "au-dessus de la mer". Voire au-dessus des nuages par temps de brume puisque. Haut de plusieurs centaines de mètres, nombreux sont les buildings happés par le brouillard en ce mois de novembre 2006 synonyme de début d'hiver. Ici peut-être plus que dans n'importe quelle autre grande ville chinoise, la course effrénée au modernisme est visible à l'?il nu.
Shanghai, littéralement "au-dessus de la mer". Voire au-dessus des nuages par temps de brume puisque. Haut de plusieurs centaines de mètres, nombreux sont les buildings happés par le brouillard en ce mois de novembre 2006 synonyme de début d'hiver. Ici peut-être plus que dans n'importe quelle autre grande ville chinoise, la course effrénée au modernisme est visible à l'?il nu.
"Nous sommes capable de construire un building par jour" se réjouit M.Rui, guide et interprète. Il exagère peine. En quatre jours, dans l'un des nouveaux quartiers de la ville, le chantier d'un futur gratte-ciel est passé des fondations au 10ème étage. Les ouvriers travaillent du lundi au dimanche de 6 heures à 22 ou 23 heures.
Ici comme dans beaucoup de ville de la Chine nouvelle, les vieux quartiers et les vieilles maisons ne sont plus vraiment en odeur de sainteté. Ils sont rasés en quelques heures. Sans aucun état d'âme. Ils laissent la place à des tours ultra modernes qui hébergeront bureaux ou appartements. Les anciens propriétaires n'y seront pas forcement logés. Ils partiront vers les quartiers de banlieue. "C'est mieux de vivre là-bas. Dans les nouveaux quartiers il y a beaucoup d'animation et de bruit" estime M. Rui.

Mouvement perpétuel

Les nouveaux occupants, entreprises ou familles, achètent leur espace. Dans les nouveaux quartiers, le m2 se vend 1 000 yuans (environ 100 euros). Une fortune, sachant que le salaire moyen d'un ouvrier est de 7 à 800 yuans (70 à 80 euros) et celui d'un cadre moyen à environ 3 000 yuans. Dans les anciens quartiers, le m2 était vendu en moyenne 700 yuans. "Mais il est possible d'avoir des aides pour acheter sa maison" explique M. Rui. Il ajoute que malgré le prix élevé, il est plus facile de se loger maintenant qu'il y a une vingtaine d'année. "Avant une famille ne pouvait espérer avoir plus de 4 m2. On avait l'habitude de dire qu'il était plus facile de trouver une fiancée que de trouver un toit". Ce temps-là serait révolu.
L'extension de la ville est aussi faite pour loger le plus grand nombre. Et elle n'est pas terminée. Les quelque 6 000 km2, dont 11 000 de centre-ville, vont encore augmenter. Les nouvelles constructions sortent de terre par quartiers entiers. Où que le regard se porte, il aura toujours un chantier dans son champ de vision. L'ensemble donne à Shanghai, l'impression d'un mouvement perpétuel.
   

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