Chine :

Shanghai en flashs


Publié / Actualisé
Shanghai, son Bund (front de mer) et sa rue de Nankin. Ironie ou retournement de l'histoire, c'est dans cette zone qu'était installée les concessions étrangères au 19ème siècle, époque où Français, Anglais et Américains semblaient croire leur domination assise pour des siècles. Présomptueuse illusion
Shanghai, son Bund (front de mer) et sa rue de Nankin. Ironie ou retournement de l'histoire, c'est dans cette zone qu'était installée les concessions étrangères au 19ème siècle, époque où Français, Anglais et Américains semblaient croire leur domination assise pour des siècles. Présomptueuse illusion
À quelques bâtisses près, la présence occidentale n'a laissé que peu de traces dans le quartier. Depuis, la rue de Nankin est devenue l'une des plus grandes artères commerçantes de la ville. Elle accueille toutes les grandes marques de vêtements, de maroquinerie , de parfums... du monde. C'est le quartier où il faut être vu. La foule est dense aux rendez-vous des grandes marques. Les prix sont sensiblement les mêmes qu'en Europe ou qu'à La Réunion pour le même type d'article. Pas de contrefaçons en ces lieux et la griffe se paye au prix fort.
Autre quartier, même ambiance de foule mais autre approche. Nous sommes au royaume de la contrefaçon. Des étages entiers de centres commerciaux lui sont réservés. Toutes les marques sont contrefaites, de Chanel à Dior en passant par Colombia, Morgan ou Charles Jourdan. Les vendeurs attirent le client, lui promettent des prix incroyables et ne lui cachent même pas qu'ils s'agit de "copie". Ils le disent même avec un contentement visible. Fier de montrer qu'une "copie" est indiscernable d'une pièce authentique, même pour un ?il exercé.

Marchandage

Évidemment les prix défient toute concurrence, mais il est encore possible de marchander. Il faudrait presque dire que le marchandage est obligatoire. Élevé au rang d'institution, il est indispensable à la passation de toute "transaction".
Des langues étrangères, les vendeurs ne connaissent que l'essentiel (l'Anglais n'est finalement que peu pratiqué): "vous voulez savoir le prix", "venez donc jeter un coup d'?il", "je vous fais un bon prix parce que vous êtes un ami" ou encore "quel est votre prix". Le reste est affaire d'onomatopées, de gestes, de mines faussement outrées et surtout de grands sourires. Toutes les tailles et toutes les pointures sont disponibles. En magasin ou un peu plus loin. Ici l'expression "désolé, je n'ai pas l'article" semble inconnue. Si le produit n'est pas disponible sur l'étalage ou en rayon, il y aura toujours un vendeur pour se dépêcher d'aller le chercher dans le stock, au magasin d'en face, ou dans une autre rue. L'essentiel est de ne pas perdre la vente. Pour cela tout est bon y compris le slalom entre des files de voitures lancées à fond.

Circulation dense

Car à Shanghai, comme dans beaucoup de grandes villes chinoises, la circulation est anarchique. Les dizaines de milliers de voitures qui ont remplacé les dizaines de milliers de vélos, se lancent à l'assaut des rues comme d'autres se lancent à l'assaut des châteaux forts. Les feux tricolores n'ont visiblement aucun pouvoir.
Les files de circulation ne sont que virtuelles, les automobilistes se déplacent de l'une à l'autre sans clignotant et en frôlant le véhicule à proximité. Le culot l'emporte. Les priorités se décident à grands coups de klaxons et de noms d'oiseaux. Mais curieusement il y a peu d'accidents. Automobilistes et piétons savent ne pas dépasser leurs ultimes limites.
   

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