Insertion :

Martin Hirsch à l'écoute des précaires


Publié / Actualisé
De passage à La Réunion, Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté, a ouvert, lundi 11 février 2008, le Grenelle de l'Insertion dans un climat social tendu, alimenté notamment par une manifestation des personnels précaires de l'Education.
De passage à La Réunion, Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté, a ouvert, lundi 11 février 2008, le Grenelle de l'Insertion dans un climat social tendu, alimenté notamment par une manifestation des personnels précaires de l'Education.
C'est dans un contexte agité, alors qu'une diminution importante des crédits à la mobilité vient d'être annoncée par le gouvernement et que les précaires de l'Education nationale - dont les contrats aidés arrivent à échéance - réclament un plan d'intégration, qu'a débuté le Grenelle de l'insertion ce lundi 11 février. Rassemblant au Palais de la Source plus de 300 personnes dont les élus des collectivités, des parlementaires ainsi que des partenaires du monde économique et social, ces assises ont pour but, jusqu'au mois de mai, de trouver des solutions satisfaisantes pour les chômeurs en grande difficulté et d'améliorer la politique actuelle en matière d'insertion. Trois ateliers étaient mis en place ce lundi 11 : l'un sur la mobilité - à l'occasion duquel Martin Hirsch a annoncé une augmentation de la dotation -, l'autre sur les structures d'accueil et le dernier sur le Contrat Unique d'Insertion (CUI), un nouveau contrat aidé que le Haut Commissaire est venu officiellement présenter à la Réunion.

Qu'est-ce que le CUI ?

Actuellement en cours d'expérimentation dans le département, ce dispositif inédit a pour vocation de remplacer, à terme, les contrats aidés existants. Permettant de cumuler emploi et minima sociaux, le CUI offre surtout la possibilité de construire un véritable parcours d'insertion s'appuyant sur une mise en activité, un accompagnement et l'accès à une formation, tout en prenant en compte les besoins des employeurs. Le CUI s'adresse, dans un premier temps, aux bénéficiaires de minimas sociaux, qui pourront souscrire, dans les collectivités locales, les établissements publics, les associations ou les entreprises privées, un contrat de 6 ou 12 mois renouvelable (dans la limite de 24 mois). Quant aux employeurs, ils profiteront d'une aide publique, cofinancée par l'État et le conseil général. Les tout premiers contrats de ce type ont été signés la semaine dernière à la Réunion, en présence de Martin Hirsch.

Vers un début de solution pour les TOS

Tandis que démarrait le Grenelle de l'insertion avec notamment une table-ronde autour des chiffres de l'exclusion et de l'emploi à La Réunion, suivie d'un bilan de la politique du Département pour l'insertion, une trentaine de personnels TOS (Techniciens et Ouvriers de Service de l'Education nationale) manifestaient devant le siège du Conseil général. Martin Hirsch a finalement reçu certains des syndicalistes dont Patrick Corré (SGPEN-CGTR) et Christian Picard (FSU) et leur a communiqué le fruit d'une séance de travail qui venait d'avoir lieu, en présence de sa directrice de cabinet, du Recteur, du Secrétaire général de la préfecture, et de représentants du Conseil régional et du Conseil général.

Des cellules de reclassement

Le plan global élaboré lors de la réunion de travail stipule que les personnels recrutés par le Rectorat seront prochainement pris en charge par une cellule de reclassement qui examinera les cas un à un. Les plus de 50 ans verront automatiquement leurs contrats renouvelés. Les autres, selon les situations (ancienneté, diplômes...), pourront prétendre à un contrat d'assistant d'éducation, à un contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) ou à un CUI. Ces dispositifs seront adossés à des parcours de formation pour leur permettre de retrouver un emploi pérenne. En ce qui concerne les TOS recrutés par la Région et le Département, et dont le contrat arrive à échéance, le Haut Commissaire a souhaité qu'au cas par cas, ils se voient proposer, à titre dérogatoire, un Contrat Unique d'Insertion pour autant que ce dernier débouche sur un emploi pérenne dans le secteur marchand ou non marchand. En tout, ce sont environ 200 précaires qui pourraient ainsi bénéficier d'un CUI, à condition que les collectivités donnent leur accord. Enfin, une autre cellule de reclassement, mandatée par la Région et le Département, sera chargée de proposer aux jeunes des contrats de professionnalisation et d'apprentissage, adossés aux CUI.
   

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