Présidence du conseil général :

Rien n'est joué


Publié / Actualisé
À l'issue du second tour des cantonales, dimanche 16 mars 2008, la gauche a gagné 6 sièges et porte sa représentation au Palais de la Source à 21 conseillers généraux. Bien qu'ayant perdu 6 cantons, la droite reste majoritaire avec 26 conseillers. Le MoDem creuse son trou au Département avec 2 sièges de plus. Mais les jeux ne sont pas faits pour autant et la couleur de la collectivité n'est pas encore véritablement tranchée.
À l'issue du second tour des cantonales, dimanche 16 mars 2008, la gauche a gagné 6 sièges et porte sa représentation au Palais de la Source à 21 conseillers généraux. Bien qu'ayant perdu 6 cantons, la droite reste majoritaire avec 26 conseillers. Le MoDem creuse son trou au Département avec 2 sièges de plus. Mais les jeux ne sont pas faits pour autant et la couleur de la collectivité n'est pas encore véritablement tranchée.
D'ici jeudi 20 mars 2008, jour de l'élection du président du Conseil général, les données peuvent être faussées par les diverses tractations auxquelles ne manqueront pas de s'adonner certains, déjà coutumiers des rapprochements divers, alliances contre-nature ou autres trahisons pendant la campagne. Si la gauche est majoritaire aux municipales avec douze communes à son actif (soit cinq mairies conservées et sept conquises), contre dix pour la droite et deux pour le centre, elle n'est pas en position de force au conseil général. Déjà propriétaire de quinze fauteuils, elle a remporté ce dimanche 16 mars 2008 six nouveaux sièges (cinq PS et un PCR). Mais, la droite conserve, avec 26 sièges, une petite avance sur le papier. Cela même si elle a perdu les cantons de Saint-Denis 8 (victoire d'Emmanuel Hoarau, PS), Saint-Denis 4 (victoire de JC Fidji, PS), Saint-André 3 (désormais aux mains de Robert Nativel, PCR), Saint Leu 2 (conquis par Isabelle Poudroux MoDem), Trois-Bassins (Roland Ramakiskin, PCR) et la Plaine des Palmistes (gagné par Patrick Erudel, SE mais soutenu par le PS),

Simple ou cornélien

La droite est donc majoritaire, mais nul ne sait encore dans quel camp vont pencher les UMP Ibrahim Dindar et Gino Ponin-Ballom (menacés d'expulsion par leur parti) qui ont rejoint, durant l'entre-deux tours, les troupes du socialiste Gilbert Annette, également élu au Conseil général (Saint-Denis 7). Par ailleurs, les MoDem nouvellement élus, Thierry Robert (Saint Leu 1) et Isabelle Poudroux (Saint-Leu 2), sembleraient davantage pencher à gauche qu'à droite puisqu'ils s'étaient ouvertement alliés, pour cette bataille électorale, avec le PCR. Et quelle va être la position du conseiller général des Avirons, Michel Dennemont, également affilié MoDem ?
Difficile de dire, dans ces conditions, qui dirigera le Conseil général dans les deux prochaines années. Le président doit en effet être élu par ses conseillers le 20 mars prochain. Il ne siègera que deux ans, la prochaine élection cantonale (renouvellement de la moitié des élus) étant prévue en 2010
À noter que Nassimah Dindar, largement réélue dès le premier tour et seule figure emblématique de l'UMP à avoir brillamment su relever le défi, est candidate à sa propre succession.

La droite doit jouer serré

La droite, et en particulier l'UMP, ne peut donc s'offrir le luxe des divisions. D'ici le jeudi 20 mars, si elle veut l'emporter, elle devra élargir le jeu des accords et ne pas froisser les susceptibles afin de limiter au maximum les dissensions qui ont coutume de la miner. Au lendemain de ces élections qui ont donné une belle claque à la droite et permis un retour de la gauche, le suspense quant au devenir du conseil général reste entier.
   

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