Carburant - mouvement des transporteurs :

10 centimes de baisse pour tous


Publié / Actualisé
Les coups de théâtre se succède à la Chambre de Commerce et d'Industrie de La Réunion. A 15 h 10 ce lundi 10 novembre 2008, le préfet, Pierre Henri Maccioni, est arrivé à la réunion de crise. Il en appelé à la raison de tout le monde. Il a annoncé qu'il allait proposer une nouvelle baisse de 5 centimes par litre de carburant . Au total ce sont 10 centimes de baisse (les 5 centimes déjà accordés vendredi et les 5 centimes de ce lundi) qui seront appliqués au bénéfice de l'ensemble des usagers. Cette annonce vient en apaisement après le clash qui a eu lieu une demi-heure avant entre les transporteurs et la région. En fin de journée, vers 16 h 30, d'énormes bouchons se sont malgré tout formés sur plusieurs kilomètres du réseau routier. C'est notamment le cas entre Saint-André et l'aéroport Roland Garros où l'on ne circulait plus du tout. La préfecture a demandé aux grévistes de " lever un peu la pression sur les barrages afin de fluidifier un peu la circulation.
Les coups de théâtre se succède à la Chambre de Commerce et d'Industrie de La Réunion. A 15 h 10 ce lundi 10 novembre 2008, le préfet, Pierre Henri Maccioni, est arrivé à la réunion de crise. Il en appelé à la raison de tout le monde. Il a annoncé qu'il allait proposer une nouvelle baisse de 5 centimes par litre de carburant . Au total ce sont 10 centimes de baisse (les 5 centimes déjà accordés vendredi et les 5 centimes de ce lundi) qui seront appliqués au bénéfice de l'ensemble des usagers. Cette annonce vient en apaisement après le clash qui a eu lieu une demi-heure avant entre les transporteurs et la région. En fin de journée, vers 16 h 30, d'énormes bouchons se sont malgré tout formés sur plusieurs kilomètres du réseau routier. C'est notamment le cas entre Saint-André et l'aéroport Roland Garros où l'on ne circulait plus du tout. La préfecture a demandé aux grévistes de " lever un peu la pression sur les barrages afin de fluidifier un peu la circulation.
Rappelons que quelques instants avant, le ton était brusquement monté entre les transporteurs et le Conseil régional. Pierre Vergès, au nom de la région avait proposé d'affecter 2,5 millions d'euros - tiré du surplus de l'octroi de mer - à une détaxe temporaire des carburants achetés par les transporteurs . Ces derniers ont catégoriquement refusé. " Nous ne sommes pas des traites, nous voulons une baisse des carburants pour toute la population et pas uniquement pour notre profession " a martelé Joël Mongin , porte paroles de l'intersyndicale vers 14 h 15 . Les négociations avaient repris dans un climat tendu. L'ensemble des barrages routiers restant " plus que jamais actifs " avait annoncé l'un des transporteurs qui en compagnie des planteurs et ambulanciers présents devant les grilles de la chambre de commerce ont scandé toute l'après-midi le slogan " 20 centimes ... 20 centimes.. ."
Comme ils l'avaient annoncé la semaine dernière, les transporteurs avaient en effet multiplié les barrages ce lundi matin sur l'ensemble du réseau routier. De nombreuses voies d'accès préservées tout au long de la semaine dernière avaient été prises d'assaut, rendant la circulation très difficile, voir même impossible à certains endroits. Ce qui n'a pas manqué de créer une certaine tension chez certains automobilistes bloqués dans les embouteillages. Des embouteillages qui se sont étalé sur plusieurs kilomètres tout au long de la journée.
Un certain nombre d'écoles primaires ont également été fermées, faute de ravitaillement en denrées alimentaires des cantines. Le ramassage des ordures ménagères a été suspendu dans le sud notamment. Plusieurs stations services ravitaillées ce week-end ont par ailleurs vu leurs cuves rapidement se vider dans la journée même.

" Réunion de la dernière chance "

Les transporteurs qui réclament une ristourne de 20 centimes sur le litre de carburant, avaient été rejoints dans leur mouvement par d'autres corps de métiers, notamment les ambulanciers, les artisans, les planteurs. Une réunion dite " de la dernière chance " est en cours depuis ce matin entre les représentants des transporteurs, de la région, de l'association des maires et de l'ensemble du monde économique dans les locaux de la chambre de commerce de La Réunion. Seuls manquent à l'appel les importateurs d'hydrocarbures.
A l'issue d'un premier tour de table où chacun a pu exposer ses revendications, en fin de matinée la séance a été suspendue durant une heure. Et les esprits semblaient à ce moment là apaisés. Joël Mongin, porte paroles des transporteurs affirmait en effet : " on va trouver une solution ". Pierre Vergès, indiquait pour sa part : " la région va proposer des avancées, reste à savoir si elles vont être acceptées. Mais, il n'y a pas de raison pour qu'elles ne le soient pas ".

La nécessité de trouver une solution

Une délégation d'une centaine de planteurs, conduite par Firmin Viry et Jean Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture et par ailleurs représentant de la CGPER, avait rejoint dès le matin, les manifestants devant les locaux de la chambre de commerce de la Réunion. A cette occasion, sans présager du bien fondé des revendications des uns et des autres, Jean Yves Minatchy avait rappelé la nécessité de trouver rapidement une solution à ce conflit. Les cannes s'assèchent aux champs, les éleveurs ne sont plus livrés en aliments pour bétail, les animaux ne sont plus ramassés par les société d'équarissage a rappelé le président de la chambre d'agriculture. " Si d'ici ce soir, une solution n'est pas trouvée , la population sera très en colère et on ne contrôlera plus rien " a averti ce dernier qui a été invité à participer à la réunion de conciliation.
   

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