Éducation nationale : réforme Darcos :

Les lycéens encore et toujours là


Publié / Actualisé
2 500 lycéens, 1 500 selon la police, ont manifesté dans les rues de Saint-Denis ce vendredi 12 décembre 2008. Venus de lycées dionysiens et saint-paulois, les jeunes manifestants continuent de protester contre la réforme Darcos, portant, à terme, sur la suppression de la filière SES (sciences économique et sociale). Les jeunes ont brièvement barré la circulation au Barachois avant de se rassembler devant la préfecture. La manifestation s'est terminée en milieu de journée.
2 500 lycéens, 1 500 selon la police, ont manifesté dans les rues de Saint-Denis ce vendredi 12 décembre 2008. Venus de lycées dionysiens et saint-paulois, les jeunes manifestants continuent de protester contre la réforme Darcos, portant, à terme, sur la suppression de la filière SES (sciences économique et sociale). Les jeunes ont brièvement barré la circulation au Barachois avant de se rassembler devant la préfecture. La manifestation s'est terminée en milieu de journée.
Les jeunes manifestants n'en démordent pas, "le gouvernement se fout de nous, nous ne sommes pas entendus, nous ne sommes même pas sûrs que ce soit remonté au préfet" déplore Nicolas. Élève au lycée de Bellepierre, il est l'un des leaders du mouvement. C'est encore une fois dans le calme que s'est déroulée la manifestation.

L'union nationale des étudiants de France (UNEF) présente pour soutenir les lycéens, exprime son mécontentement : "le ministre Xavier Darcos avait annoncé qu'il ferait passer une lettre dans tous les lycées par l'intermédiaire du rectorat pour expliquer la réforme, et il ne l'a pas fait, alors qui désinforme qui?". Le problème, regrette Gilles Leperlier président de l'UNEF, et que "si le gouvernement reste fermé au débat, le mouvement risque de se durcir".

"La réforme ne nous concerne pas directement, mais nous pensons à nos enfant plus tard. Nous sommes là aussi pour lutter contre toutes les autres réformes, comme celle sur la réduction des effectifs de professeurs", insistent Soifia et Saho. Élèves du lycée hôtelier la Renaissance, elles sont solidaires du mouvement mené par les lycéens des filières générale et technique.

Les manifestants sont arrivés au Barachois vers 11 heures. Un sitting s'est mis en place au milieu de la chaussée. Il n'a duré que quelques minutes. Ils se sont ensuite rassemblés devant la préfecture. Une brève bousculade a opposé quelques lycées aux forces de police. Les esprits se sont vite calmés et les jeunes se sont installés devant le cordon de policiers.

Ils n'ont pas été reçus en préfecture, l'administration préfectorale affirmant qu'elle n'avait reçu aucune demande d'audience. Les lycéens ont été outrés. Ils se disent: "pris pour des imbéciles" et ajoutent "nous faisons un sitting juste pour le plaisir, évidemment".

Les lycéens sont repartis en début d'après-midi. Ils ont annoncé la poursuite de la mobilisation. L'UNEF prévoit une réunion ce samedi avec tous les leaders des différents lycées, afin d'organiser des actions pour les prochains jours. Les parents et les professeurs sont invités à se joindre au mouvement.

Dans un communiqué publié dans vendredi après-midi, le rectorat recense un total de 5 000 manifestants à Saint-Denis, Saint-Pierre, le Port, Saint-Benoît et Saint-André. 15 lycées sur les 41 de l'île ont été touchés par le mouvement de grève.

Par ailleurs, l'association "Agir pou nout tout" se dit solidaire du mouvement et déclare :"la jeunesse est l'avenir de notre pays alors soutenons les massivement".
   

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Illustration : Kwa Films

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