Émeutes à Madagascar :

Au moins une dizaine de morts


Publié / Actualisé
Un calme précaire règne en début de soirée ce mardi 27 janvier 2009 à Antananarivo. Un couvre-feu a été décrété à 18 heures (heure de Madagascar, 19 heures à La Réunion). Il n'est que partiellement respecté. Particulièrement absentes tout au long de la journée d'émeutes de lundi, les forces de police et de gendarmerie sont désormais très présentes dans les rues de la capitale. Au moins une dizaine de corps carbonisés ont été découverts dans les décombres d'une galerie marchande. Depuis le début de la matinée, les troubles se sont étendus d'autres régions de la Grande île. Aucune rencontre n'est pour le moment prévue entre le président de la république, Marc Ravalomanana, et son principal opposant, le maire d'Antananarivo et principal opposant Andry Rajoelina.
Un calme précaire règne en début de soirée ce mardi 27 janvier 2009 à Antananarivo. Un couvre-feu a été décrété à 18 heures (heure de Madagascar, 19 heures à La Réunion). Il n'est que partiellement respecté. Particulièrement absentes tout au long de la journée d'émeutes de lundi, les forces de police et de gendarmerie sont désormais très présentes dans les rues de la capitale. Au moins une dizaine de corps carbonisés ont été découverts dans les décombres d'une galerie marchande. Depuis le début de la matinée, les troubles se sont étendus d'autres régions de la Grande île. Aucune rencontre n'est pour le moment prévue entre le président de la république, Marc Ravalomanana, et son principal opposant, le maire d'Antananarivo et principal opposant Andry Rajoelina.
Mardi en milieu de journée, les partisans d'Andry Rajoelina ont recommencé à manifester dans les rues de la capitale. Ils ont tenté de piller de nouveaux magasins. La police et la gendarmerie, présents en force sur le terrain contrairement à la veille, se sont rapidement interposés.

En début d'après-midi des explosions de grenades lacrymogènes retentissaient dans plusieurs rues de la ville. La place du 13 mai était sévèrement gardée par les forces de police.

Les troubles ont éclaté lundi matin à la fin d'un rassemblement organisé par Andry Rajoelina sur la place du 13 mai à Antananarivo. Il avait accusé le président de la République de se comporter en dictateur. Les manifestants ont détruit et pillé plusieurs bâtiments publics -dont la radio et télévision malgaches et le siège d'Air Madagascar -, grandes surfaces et magasins dès le milieu de la journée de lundi.

Les manifestants ont commencé à cibler la chaîne de supermarché Magro et différents commerces appartenant à Marc Ravalomanana. Mais très vite ils s'en sont pris à des surfaces de ventes indépendantes. Les pillages ont continué dans la nuit de lundi à mardi. C'est ainsi qu'au moins une dizaine de personnes ont été brûlées vives dans l'incendie d'une galerie marchande située à proximité de la place du 13 mai. "Les gens sont rentrés dans les magasins de nuit. Ils ont allumé des allumettes pour s'éclairer. Ils ont fini par mettre le feu ensuite ils ont été pris de panique et au moins 9 personnes sont mortes brûlées vives" explique un officier des sapeurs-pompiers d'Antananarivo. Les 9 corps ont été extraits des décombres. Pour le moment ils n'ont pas été identifiés.

"De nombreuses personnes ont été tuées dans l'incendie d'autres magasins" affirment plusieurs journalistes malgaches, sans qu'il soit possible de vérifier l'information.

Par ailleurs, il n'y a pas eu de rencontre entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ce mardi. Selon des informations contradictoires, le président de la République se trouverait à Fianarantsoa ou à Morondava. Le maire d'Antananarivo a annulé le rassemblement de ses partisans prévus pour ce mardi. Mais il a annoncé qu'il tiendrait ce mercredi sur la place du 13 mai, un grand meeting en hommage des victimes des émeutes. Outre les personnes brûlées dans les magasins, deux hommes ont été tués par balle lundi lors de l'attaque par les manifestants des locaux d'une chaîne de télévision appartenant à Marc Ravalomanana. Nombreux sont les habitants d'Antananarivo à craindre de nouveaux débordements à la suite de ce rassemblement.

Un couvre-feu a été décrété mardi à 18 heures (heure locale). À 20 heures (heure locale) il n'était que partiellement respecté. Et si un calme précaire règne sur Antananarivo en ce début de soirée, des troubles ont éclaté dans plusieurs villes malgaches depuis mardi matin. Les manifestants, opposants au président de la République, s'en prennent aux commerces et aux entreprises lui appartenant. Le consulat de France à Antananarivo a demandé à tous les Français résidant dans la capitale de rester chez eux.
   

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