Madagascar - l'opposition durcit le ton :

Le départ du président exigé


Publié / Actualisé
La crise institutionnelle à Madagascar se durcit encore. Un collectif réunissant les principaux dirigeants de l'opposition malgache et des représentants de la société civile a "exigé" ce vendredi 30 janvier 2009 "le départ immédiat des dirigeants actuels" et "la mise en place d'un régime de transition dirigé par le maire d'Antananarivo Andry Rajoelina". Ce dernier a confirmé en milieu de journée son intention de forcer Marc Ravalomanan à la démission. La rencontre de sortie de crise entre le président malgache et le maire d'Antananarivo un moment annoncée pour ce vendredi, semble fortement compromise. Le rassemblement des partisans du maire samedi sur la place du 13 mai s'annonce tendu. Par ailleurs depuis ce vendredi matin Marc Ravalomanana effectue une tournée des provinces malgaches à bord de son avion personnel. Lors de ses arrêts à Tamatave et Tuléar le cortège présidentiel a été accueilli par des jets de pierres.
La crise institutionnelle à Madagascar se durcit encore. Un collectif réunissant les principaux dirigeants de l'opposition malgache et des représentants de la société civile a "exigé" ce vendredi 30 janvier 2009 "le départ immédiat des dirigeants actuels" et "la mise en place d'un régime de transition dirigé par le maire d'Antananarivo Andry Rajoelina". Ce dernier a confirmé en milieu de journée son intention de forcer Marc Ravalomanan à la démission. La rencontre de sortie de crise entre le président malgache et le maire d'Antananarivo un moment annoncée pour ce vendredi, semble fortement compromise. Le rassemblement des partisans du maire samedi sur la place du 13 mai s'annonce tendu. Par ailleurs depuis ce vendredi matin Marc Ravalomanana effectue une tournée des provinces malgaches à bord de son avion personnel. Lors de ses arrêts à Tamatave et Tuléar le cortège présidentiel a été accueilli par des jets de pierres.
"Après avoir constaté l'incapacité des dirigeants actuels à assurer la sécurité des biens et des personnes à travers le pays nous soutenons fermement le maire d'Antananarivo (...). Nous donnons mandat à Monsieur Andry Rajoelina pour mener, en notre nom, toute discussion utile à la mise en place du régime de transition" déclare le collectif dans un communiqué lu devant 200 personnes dans un hôtel de la capitale malgache. "Nous appelons le peuple malgache tout entier à ?uvrer de manière solidaire pour exiger le départ immédiat des dirigeants actuels et pour mettre en place une nouvelle république réellement démocratique" dit encore le collectif.

Parmi les membres de l'opposition se trouvent plusieurs anciens proches du Marc Ravalomanana ainsi que des personnalités à l'époque alliées à l'ancien président de la République, Didier Ratsiraka battu en 2002 par le président actuel. Jean Lahiniriko, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien proche du président, martèle : "nous avions soutenu Marc Ravalomanana, mais il a trahi le peuple. Nous ne pouvons pas l'accepter, il faut qu'il parte. Il faut que l'on change la constitution pour permettre à Andry Rajoelina de prendre le pouvoir". Selon la loi constitutionnelle malgache, il faut être âgé de 40 ans pour prétendre accéder à la présidence de la République, or Andry Rajoelina n'a que 34 ans.

Le ton apaisant qui avait été celui du maire d'Antananarivo jeudi après-midi - il se disait prêt à négocier et ne parlait plus de régime de transition -, ne semble plus donc être de mise. En fait, quelques heurs à peine après cette première déclaration, Andry Rajoelina insistait à nouveau sur la nécessité de mettre en place un régime de transition.

Les heures qui viennent devraient être décisives pour le dénouement ou non de la crise, sachant qu'Andry Rajoelina maintient pour le moment son appel à un grand rassemblement de ses partisans sur la place du 13 mai ce samedi.

Marc Ravalomanana devrait être de retour à Antananarivo ce vendredi soir après avoir effectué en avion une tournée des provinces. À Tamatave, place forte de l'opposition dirigée par Roland Ratsiraka, des manifestants ont lancé des pierres sur le passage du cortège présidentiel entre l'aéroport et la ville. Même scène à Tuléar où l'opposition a menacé de prendre le pouvoir pour gérer la province si le gouvernement actuel ne démissionnait pas.
   

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