Lutte contre la vie chère :

Le collectif face au préfet


Publié / Actualisé
Le collectif contre la vie chère a rencontré pour la première fois ce mardi 17 février le préfet de la Réunion Pierre Henri Maccioni. Un préfet qui a su se montrer " à l'écoute " selon les membres du collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion même si " la question de l'urgence sociale n'a pas été prise en compte " par le représentant de l'Etat. L'appel à la mobilisation du 5 mars est maintenu. D'ici là, de nouveaux ralliements au collectif et de nouvelles opérations coup de poing ne sont pas à exclure.
Le collectif contre la vie chère a rencontré pour la première fois ce mardi 17 février le préfet de la Réunion Pierre Henri Maccioni. Un préfet qui a su se montrer " à l'écoute " selon les membres du collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion même si " la question de l'urgence sociale n'a pas été prise en compte " par le représentant de l'Etat. L'appel à la mobilisation du 5 mars est maintenu. D'ici là, de nouveaux ralliements au collectif et de nouvelles opérations coup de poing ne sont pas à exclure.
"Il faut aller vers la confrontation sociale si le dialogue social n'a pas lieu", a déclaré ce lundi matin Ivan Hoareau, représentant du Cospar, collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion, après un échange "peu satisfaisant" avec le préfet. Pour le secrétaire général de la CGTR, le dialogue social semble "rompu" avec le patronat après les récentes déclarations du Medef. Or, le gouvernement selon lui a "les moyens d'agir" sur les salaires et les aides.

De son côté, le préfet a indiqué qu'il ne pouvait pas se "substituer" au patronat et aux syndicats même s'il pouvait "encourager" le dialogue. "Bien sûr, il y a un seul Outre-mer, mais la situation économique à la Réunion n'est pas la même qu'en Guadeloupe et en Martinique" a déclaré le préfet Pierre-Henri Maccioni, avant de rappeler au collectif la rencontre prévue jeudi entre les élus de l'Outre-mer et le président de la République.

Pourtant, d'après le collectif, "la gravité de la situation doit obliger le gouvernement à changer de discours". Le Cospar, par l'intermédiaire de Jean-Hugues Ratenon, a appelé la population réunionnaise et l'ensemble des organisations politiques à se mobiliser le 5 mars. "La jeunesse sera présente le 5 mars" a affirmé Gilles Leperlier, président de l'Union des étudiants de France à la Réunion.

Côté préfecture, le ton est donné. Pour Pierre-Henry Macionni, la manifestation du 5 mars doit avoir lieu par principe démocratique. En revanche, le préfet a indiqué qu'il ne souhaitait pas que "les barrages routiers deviennent un moyen de négociations systématiques à la Réunion".

Des actions seront sans doute menées d'ici le 5 mars, car selon le Cospar "il n'y a pas eu de réponses concrètes" de la part du préfet. Le collectif compte aujourd'hui une trentaine de membres. Lundi 16 février au matin, une délégation de dix-huit personnes ont rencontré le préfet. Parmi eux, les représentants de la CGTR, la CFTC, la CFDT, l'UFR, Lutte Ouvrière, l'Unef, la FCPE, la FSU, l'Unsa, la MGER, le parti de gauche, le PCR, les Verts, la Ligue des droits de l'homme, la confédération nationale du logement, l'association réunionnaise contre les abus bancaires et le CLE.
   

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