Forêt de la Grande Chaloupe :

Restauration de l'habitat


Publié / Actualisé
Le Parc national de La Réunion organisé ce vendredi 20 février 2009 une conférence de presse pour présenter le projet "Life+ Corexrun". Ce projet, démarré le 1er janvier 2009, a pour vocation la restauration et la reconstruction de la forêt semi-sèche de la Grande-Chaloupe, un des derniers sites hébergeant ce type de flore à La Réunion.
Le Parc national de La Réunion organisé ce vendredi 20 février 2009 une conférence de presse pour présenter le projet "Life+ Corexrun". Ce projet, démarré le 1er janvier 2009, a pour vocation la restauration et la reconstruction de la forêt semi-sèche de la Grande-Chaloupe, un des derniers sites hébergeant ce type de flore à La Réunion.
"Ce programme aura pour volonté, la prise de conscience de l'état dans lequel se trouve la forêt semi-sèche de La Réunion. Ensuite, nous commencerons le travail de longue haleine de reconstitution de ce qu'est habitat semi-xérophile (semi-sec)". C'est ainsi que Daniel Gonthier, président du Parc national de La Réunion, a résumé le projet "conservation, restauration, et reconstitution des habitats semi-xérophiles du massif de la Montagne de l'île de La Réunion" aussi appelé "Life+ Corexrun".

La forêt semi-sèche réunionnaise est, en effet, soumise à des dégradations diverses et à des menaces anthropiques et biologiques qui mettent gravement en danger sa survie. Aujourd'hui, parmi les 56 800 hectares de la surface originelle, il ne reste qu'1% de cette flore dont 260 hectares à la Grande-Chaloupe. C'est ce site qui sera concerné par le projet.

L'objectif est d'abord de restaurer 30 hectares des habitats semi-xérophiles à partir des reliques répertoriées et de reconstituer 9 hectares là où ce même habitat a récemment disparu. Il s'agit aussi de renforcer les populations d'espèces végétales uniques au monde qui la composent, soit 455 espèces dont 55 dites "déterminantes" (particulièrement exceptionnelles).

"Faces aux menaces qui pèsent sur cette végétation, nous avons réussi à convaincre l'Europe de mettre en place une expérimentation dans le cadre du programme européen Life+ biodiversité", souligne Olivier Robinet, directeur du Parc national de la Réunion. C'est ainsi qu'en novembre 2008, la Commission européenne a accepté de financer ce projet à hauteur de 50% du budget total de près de 2,6 millions d'euros. L'autre partie sera financée par les partenaires, à savoir le Parc national de La Réunion, coordinateur du projet, le Conservatoire du littoral, le Département, la Région ainsi que la Direction régionale de l'environnement. Ce programme est prévu pour 5 ans, de 2009 à 2013.

"Toutes les connaissances ainsi acquises seront ensuite réutilisables pour d'autres projets à l'extérieur comme à Maurice ou en Nouvelle-Calédonie où la forêt semi-sèche est aussi menacée", explique le directeur du Parc national.

Le projet "Life+ Corexrun" est le premier à La Réunion, et plus largement dans le monde, ayant pour objectif de reconstituer des habitats semi-xérophiles uniques avec leurs fonctions, leur dynamique écologique et en prenant en compte la problématique génétique.
   

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