Madagascar :

Marc Ravalomanana démissionne


Publié / Actualisé
Le président malgache Marc Ravalomanana a démissionné ce mardi 17 mars 2009 et transféré ses pouvoirs à "un directoire militaire". Le chef de l'État malgache "a signé une ordonnance" par laquelle il transfère les fonctions du président et du Premier ministre à un directoire militaire. Selon certaines informations, les membres de ce directoire auraient été arrêtés par l'armée désormais acquise à la cause du chef de file de l'opposition, Andry Rajoelina (TGV). Peu de temps avant cela, ce dernier a refusé de signer le document reconnaissant la légitimité du directoire militaire nommé par Marc Ravalomanana. En fin d'après-midi, plusieurs explosions ont été entendues dans le quartier d'Andoharanofopfy à moins de 3 kilomètres du palais présidentiel d'Iavoloha où est réfugié le président démissionnaire. Des scènes de panique sont décrites dans le quartier où automobilistes et piétons cherchent à s'éloigner de la zone des explosions. Une forte tension règne par ailleurs dans les rues du centre d'Antananarivo.
Le président malgache Marc Ravalomanana a démissionné ce mardi 17 mars 2009 et transféré ses pouvoirs à "un directoire militaire". Le chef de l'État malgache "a signé une ordonnance" par laquelle il transfère les fonctions du président et du Premier ministre à un directoire militaire. Selon certaines informations, les membres de ce directoire auraient été arrêtés par l'armée désormais acquise à la cause du chef de file de l'opposition, Andry Rajoelina (TGV). Peu de temps avant cela, ce dernier a refusé de signer le document reconnaissant la légitimité du directoire militaire nommé par Marc Ravalomanana. En fin d'après-midi, plusieurs explosions ont été entendues dans le quartier d'Andoharanofopfy à moins de 3 kilomètres du palais présidentiel d'Iavoloha où est réfugié le président démissionnaire. Des scènes de panique sont décrites dans le quartier où automobilistes et piétons cherchent à s'éloigner de la zone des explosions. Une forte tension règne par ailleurs dans les rues du centre d'Antananarivo.
La nouvelle de la vacance du pouvoir malgache a été confirmée par le consulat de France. La représentation diplomatique a émis un message d'alerte en direction des Français résidant à Antananarivo, la capitale malgache. Le texte indique "démission du président, risque de manifestations. Restez vigilants et évitez de circuler la nuit tombée".

Quelques minutes auparavant, le chef de l'opposition et ancien maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, était entré dans les bureaux du palais présidentiel d'Ambohitforohitra en plein centre d'Antananarivo. Il était suivi par des milliers de partisans et salué par les militaires qui avaient investi le bâtiment lundi soir.

La prise de ce palais et le basculement de l'armée dans le camp d'Andry Rajoelina ont sans doute fortement pesé dans la décision de démission de Marc Ravalomanana qui, lundi encore, déclarait qu'il ne démissionnerait jamais.Il avait affirmé à sa garde présidentielle regroupée autour de lui au palais présidentiel d'Iavoloha à une dizaine de kilomètres d'Antananarivo : "Je reste avec vous et si je dois mourir, je mourrai avec vous".

Une déclaration basée sur la réalité du rapport de force. L'armée désormais acquise à Andry Rajoelina compte 28.000 hommes et la garde présidentielle environ 500, disposant essentiellement d'armement léger.
Selon le porte-parole de la présidence démissionnaire, l'ex-président se trouve toujours, ce mardi après-midi, à Iavoloha "Il est triste par rapport à ce qui se passe".

Plus d'une centaine de personnes sont mortes dans des violences qui ont émaillé la crise depuis le 26 janvier. Andry Rajoelina s'est fait le porte-voix des frustrations de nombreux Malgaches touchés par la hausse des prix, et de leur ressentiment contre Marc Ravalomanana, décrit comme coupé de la population et affairiste.
   

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