Réservoir hydraulique de Sainte-Rose :

Aménagement rime aussi avec environnement


Publié / Actualisé
C'est une grande première dans l'île. Une série d'actions de restauration de la faune et de la flore de la région de Sainte-Rose accompagne la construction d'un réservoir hydraulique. Cet équipement d'EDF devrait alimenter l'usine hydroélectrique de la rivière de l'Est. Situé au c?ur du Parc National de La Réunion, le chantier d'un hectare doit respecter certaines conditions comme la sauvegarde de la biodiversité locale. C'est à cet effet que ce projet de restauration écologique a démarré en septembre 2008, un partenariat entre EDF et le Conservatoire Botanique National de Mascarin.
C'est une grande première dans l'île. Une série d'actions de restauration de la faune et de la flore de la région de Sainte-Rose accompagne la construction d'un réservoir hydraulique. Cet équipement d'EDF devrait alimenter l'usine hydroélectrique de la rivière de l'Est. Situé au c?ur du Parc National de La Réunion, le chantier d'un hectare doit respecter certaines conditions comme la sauvegarde de la biodiversité locale. C'est à cet effet que ce projet de restauration écologique a démarré en septembre 2008, un partenariat entre EDF et le Conservatoire Botanique National de Mascarin.
Après la phase d'expertise et de collecte d'informations, les membres du Conservatoire recueillent actuellement les différentes espèces végétales vivant dans les Hauts de Sainte-Rose. "Il s'agit de replanter des espèces de la zone et non pas de faire venir des éléments extérieurs", précise Christophe Lavergne, responsable du service conservation de la flore et de l'habitat au Conservatoire.

La technique utilisée est aussi une première pour la structure. Une partie des plants récoltés (environ 2 000) restent tout près du chantier et seront repiqués dès le début du mois de mai 2009. L'autre partie, essentiellement des semences (environ 6 000), est quant à elle plantée au Conservatoire et sera transportée sur les lieux.

5 espèces végétales sont concernées : le bois de cabri blanc, le change écorce, le bois de gaulette, l'ambaville ainsi que le Tan Georges. Il est aussi prévu d'aménager un arboretum contenant un exemplaire des "espèces les plus remarquables" de la région comme le bois de c?ur bleu ou le bouillon blanc. En tout, ce sont près de 15 000 plantes qui doivent être repiquées d'ici mai 2010, date de la fin des travaux de construction du réservoir.

Des espèces animales sont aussi suivies aussi dans ce projet. Il est prévu d'aménager des nichoirs pour le lézard vert des hauts, une espèce endémique des Hauts de Sainte-Rose et de suivre l'évolution des insectes du milieu. L'association Bélier, partenaire du Conservatoire, participe à la mise en ?uvre du projet. Des actions sont aussi prévues pour supprimer les pestes végétales.

La restauration est financée par EDF à hauteur de 200 000 ? sur les 25 millions que coûte le chantier comprenant la construction du réservoir et d'une turbine à l'usine hydroélectrique. "Grâce à ce partenariat, nous avons appris à travailler avec le Conservatoire", s'est réjoui, Philippe Teissier, chef de projet de l'extension de l'usine de la Rivière de l'Est. "Cette expérience nous permettra d'être mieux paré pour nos autres chantiers et pourra même servir d'exemple à d'autres organismes", a-t-il conclu.
   

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