Référendum sur la départementalisation :

Le "oui" l'emporte à 95,5%


Publié / Actualisé
Le "oui" en faveur d'un changement statutaire à Mayotte l'a emporté à 95,5% ce dimanche 29 mars 2009. En 2011, si le processus se poursuit, l'île au parfum devrait devenir le 5ème département d'Outre-mer et le 101ème département français. L'une des principales caractéristiques de ce scrutin est la relative faiblesse de la mobilisation de l'électorat. Elle était estimée à 21 heures (20 heures locale) à 60% par la préfecture. Les bureaux de vote sont quant à eux fermés depuis 18 heures.
Le "oui" en faveur d'un changement statutaire à Mayotte l'a emporté à 95,5% ce dimanche 29 mars 2009. En 2011, si le processus se poursuit, l'île au parfum devrait devenir le 5ème département d'Outre-mer et le 101ème département français. L'une des principales caractéristiques de ce scrutin est la relative faiblesse de la mobilisation de l'électorat. Elle était estimée à 21 heures (20 heures locale) à 60% par la préfecture. Les bureaux de vote sont quant à eux fermés depuis 18 heures.
Cette consultation était considérée comme capitale, Mayotte attendait en effet d'être département depuis plus de 30 ans. La départementalisation était d'ailleurs le principal cheval de bataille de l'ensemble des partis politiques locaux. À l'exception des communistes, toutes les formations politiques avaient appelé à voter "oui". Dès lors malgré la relative faible mobilisation des électeurs, la victoire du "oui" ne semblait pas faire de doute.

Les premiers résultats, encore partiels, arrivant des 17 communes de l'île étaient déjà significatifs, le "non" dépassait rarement la vingtaine de bulletins. C'était notamment le cas à Mamoudzou, la principale ville mahoraise, ou à Sada, l'un des bastion de l'UMP.

L'impression que "les jeux étaient de toute façon déjà faits" peut d'ailleurs être l'une des explications du faible taux de participation. "Tout le monde s'est dit que le "oui" allait gagner sans aucun problème. Les gens ont alors préféré vaquer à leurs occupations habituelles plutôt que de faire le déplacement jusqu'aux bureaux de vote" commente Ali Hamadi, employé de banque.

Autre explication avancée, la faible mobilisation de la diaspora mahoraise résidant à La Réunion ou en métropole. "Pour des élections personnalisées comme les municipales ou les législatives, les partisans des candidats récupérent le plus possible de procurations pour voter à la place des Mahorais expatriés. Là aucun parti ne s'est vraiment mobilisé pour aller à la recherche des ces procurations. C'est un manque à gagner en termes de participation" dit encore Ali Hamadi.
   

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