Référendum sur la départementalisation :

Mayotte : fin de vote


Publié / Actualisé
Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18 heures ce dimanche 29 mars 2009. En répondant "oui" ou "non" à la question "approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée "Département"", les Mahorais se sont donc exprimés sur leur avenir statutaire. Le dépouillement est en cours. Premier constat, avec moins de 55% de participation, le référendum n'a pas déplacé les foules.
Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18 heures ce dimanche 29 mars 2009. En répondant "oui" ou "non" à la question "approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée "Département"", les Mahorais se sont donc exprimés sur leur avenir statutaire. Le dépouillement est en cours. Premier constat, avec moins de 55% de participation, le référendum n'a pas déplacé les foules.
Cette consultation est pourtant considérée comme capitale, Mayotte attend en effet d'être département depuis plus de 30 ans. La départementalisation est d'ailleurs le principal cheval de bataille de l'ensemble des partis politiques locaux. À l'exception des communistes, toutes les formations politiques ont appelé à voter "oui". Dès lors malgré la relative faible mobilisation des électeurs, la victoire du "oui" ne semble pas faire de doute. Les premiers résultats, encore partiels, arrivant des 17 communes de l'île sont significatifs, le "non" dépassent rarement la vingtaine de bulletins. C'est notamment le cas à Mamoudzou, la principale ville mahoraise, ou à Sada, l'un des bastion de l'UMP.


L'impression que "les jeux étaient de toute façon déjà faits" peut d'ailleurs être l'une des explications du faible taux de participation. "Tout le monde s'est dit que le "oui" allait gagner sans aucun problème. Les gens ont alors préféré vaquer à leurs occupations habituelles plutôt que de faire le déplacement jusqu'aux bureaux de vote" commente Ali Hamadi, employé de banque.

Autre explication avancée, la faible mobilisation de la diaspora mahoraise résidant à La Réunion ou en métropole. "Pour des élections personnalisées comme les municipales ou les législatives, les partisans des candidats récupérent le plus possible de procurations pour voter à la place des Mahorais expatriés. Là aucun parti ne s'est vraiment mobilisé pour aller à la recherche des ces procurations. C'est un manque à gagner en termes de participation" dit encore Ali Hamadi.

Les résultats devraient être proclamé en préfecture dans le courant de soirée.
   

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