Feu de cannes à Sainte-Anne :

40 ans de labeur parti en fumée


Publié / Actualisé
Simon Roger Grondin est aujourd'hui un homme désemparé. Cet agriculteur proche de la retraite a presque tout perdu lors de l'incendie qui s'est déclaré dans des champs de cannes situés dans les hauts de la commune de Sainte-Anne, le jeudi 21 mai dernier. En tout, ce sont 16 hectares qui sont partis en fumée, dont le quart appartenait à Simon Roger Grondin. Il espère maintenant que la Chambre d'Agriculture accepte qu'il livre sa canne pour les premiers essais de l'usine de Bois Rouge qui devraient débuter vers le 22 juin. À défaut, toute sa récolte devra être détruite, une mauvaise nouvelle à 2 mois de l'ouverture de la campagne sucrière.
Simon Roger Grondin est aujourd'hui un homme désemparé. Cet agriculteur proche de la retraite a presque tout perdu lors de l'incendie qui s'est déclaré dans des champs de cannes situés dans les hauts de la commune de Sainte-Anne, le jeudi 21 mai dernier. En tout, ce sont 16 hectares qui sont partis en fumée, dont le quart appartenait à Simon Roger Grondin. Il espère maintenant que la Chambre d'Agriculture accepte qu'il livre sa canne pour les premiers essais de l'usine de Bois Rouge qui devraient débuter vers le 22 juin. À défaut, toute sa récolte devra être détruite, une mauvaise nouvelle à 2 mois de l'ouverture de la campagne sucrière.
Simon Roger Grondin ne se trouvait pas sur ses plantations lorsque le feu a pris. Il profitait de ce jour férié pour se promener dans le Nord lorsque son fils, Frédéric, l'appela pour le prévenir qu'un incendie faisait rage dans son champ. "J'ai commencé à avoir des palpitations. Je n'avais qu'une envie, rentrer chez moi pour sauver ce que je pouvais sauver", explique l'agriculteur.

Lorsqu'il arrive sur les lieux, il ne peut que constater les dégâts. Il a perdu une grande partie de sa culture, près de 4 hectares. Il ne lui reste plus que 40 tonnes de cannes non brûlées. Pour Simon Roger Grondin, c'était le choc. Il ne s'attendait pas à subir ce terrible sort, surtout qu'il n'avait pas assuré sa culture cette année. C'est donc une perte nette de plusieurs dizaines de milliers d'euros pour l'agriculteur, sans compter les dépenses diverses liées à l'achat des produits pour protéger la canne des maladies. "Depuis jeudi, je ne dors plus, il m'arrive même de péter les plombs parfois", reconnaît-il.

Face à cette situation d'extrême détresse, il a fait appel à Krishna Atanari, responsable CGPER de la commune de Saint-Benoît. Ce dernier a organisé une réunion, ce lundi 25 mai, avec des représentants de la Chambre de l'Agriculture ainsi que François Brel, délégué permanant de l'interprofession. Simon Roger Grondin a demandé si il était possible qu'il livre les cannes brûlées à l'usine de Bois Rouge lors des premiers essais qui auront lieu vers le 22 juin prochain et qu'il soit payé à la richesse moyenne de la plateforme (prix connu à la fin de la campagne sucrière).

Si cette solution est acceptée, il pourra alors libérer ses champs et récupérer les aides accordées aux agriculteurs, soit environ 30 euros par tonne de canne. Il pourra alors amortir ses pertes et tout recommencer. L'agriculteur est bien conscient qu'il devra se donner au maximum pour recultiver sur ces terres brûlées, mais il reste motivé. "Toute ma vie j'ai fait ça, ce n'est pas maintenant que je vais abandonner", lance Simon Roger Grondin.
   

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