Affaire Mamodtaky :

Nicolas Sarkozy appelé à l'aide


Publié / Actualisé
Anita Remtoula, ex-épouse de Mamode Abbas Mamodtaky, a adressé un courrier au président de la République ce lundi 24 août 2009. Elle demande le retour en prison de son ex-époux Mamode Abbas Mamodtaky et de ses 3 coaccusés, Jean-François Crozet, Riaz Houssen Damdjy et Khizar Abbass Khan "Babar Ali". Tous impliqués dans l'affaire de la tuerie de Fenoarivo près d'Antananarivo (Madagascar), ils avaient été remis en liberté par la Cour d'assises de La Réunion le mardi 24 février 2009 pour un vice de forme dans la procédure. Une décision, quasiment unique ensuite cassée par la Cour cassation. Un nouveau procès doit avoir lieu devant la Cour d'assises de Paris.
Anita Remtoula, ex-épouse de Mamode Abbas Mamodtaky, a adressé un courrier au président de la République ce lundi 24 août 2009. Elle demande le retour en prison de son ex-époux Mamode Abbas Mamodtaky et de ses 3 coaccusés, Jean-François Crozet, Riaz Houssen Damdjy et Khizar Abbass Khan "Babar Ali". Tous impliqués dans l'affaire de la tuerie de Fenoarivo près d'Antananarivo (Madagascar), ils avaient été remis en liberté par la Cour d'assises de La Réunion le mardi 24 février 2009 pour un vice de forme dans la procédure. Une décision, quasiment unique ensuite cassée par la Cour cassation. Un nouveau procès doit avoir lieu devant la Cour d'assises de Paris.
Dans sa lettre à Nicolas Sarkozy, Anita Remtoula rappelle: "la Cour d'assises a décidé de ne plus faire le procès des 4 personnes assucés purtant de l'assassinat de 5 membres de ma famille. Elles les a même remises en liberté alors qu'ils étaient ne prison. Il y a pourtant parmi elles une personne qui avait totalement reconnu sa participation avec les trois autres à ces faits horribles".

Après avoir souligné que "la Cour de cassation a cassé cette décision honteuse le 19 juin 2009 pour que l'affaire soit rejugée à Paris", elle s'étonne que les 4 mis en cause soient "libres comme le vent". Elle affirme avoir été menacée de mort par l'une de ses personnes en juillet dernier. Notant qu'elle n'a plus vu sa fille depuis des années car "elle est retenue en otage" par son ex-mari à Madagascar, Anita Remtoula demande au président de la République de lui venir en aide.

Pour rappel, les faits remontent au 21 avril 2001. Un commando d'une quinzaine de personnes armées s'introduit au domicile des Remtoula à Antananarivo. Les tirs fusent de toutes parts. 5 personnes sont tuées. Parmi les blessés, on compte Anita alors épouse de Mamodtaky, et la mère de la jeune femme. Les soupçons se portent très vite sur Mamodtaky. L'un de ses proches, Khizar Abbass Khan "Babar Ali", est arrêté par la justice malgache. Il reconnaît être le commanditaire de la tuerie et dédouane Mamodtaky. Peu de temps après, il est interné dans un hôpital psychiatrique malgache. Il y est déclaré mort dans les semaines suivantes. 





La famille Remtoula ne se résigne pas pour autant. Étant de nationalité française, elle porte plainte en France. La Justice enclenche une procédure, après qu'un policier ait enquêté sans être saisi, a estimé mardi la cour d'Assises. En 2003, Khizar Abbass Khan "Babar Ali" est retrouvé bien vivant dans la banlieue parisienne. Il est arrêté. Il nie les faits. La France décide néanmoins de demander à Madagascar l'extradition de Mamodtaky. Jean-François Crozet, Riaz Houssen Damdjy sont également arrêtés. Les 4 hommes sont incarcérés à La Réunion en 2005. Ils y sont restés en prison jusqu'au mardi 24 février 2009 date de leur libération par la Cour d'assises à la demande du procureur.

La famille Remtoula avait fait appel de cette décision et avait paradoxalement té suivi par le Parquet général auquel appartient le magistrat ayant demandé l'annulation de la procédure.

   

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