Saint-Denis - Manifestation devant le commissariat :

Les femmes battues se rebiffent


Publié / Actualisé
À l'appel du collectif Femmes Solid'Air, une cinquantaine de femmes membres d'associations de lutte contre les violences conjugales se sont rassemblées devant le commissariat Malartic, à Saint-Denis, ce jeudi 10 septembre 2009. L'objectif était de dénoncer d'une part les violences faites aux femmes et d'autre part l'accueil parfois inadapté des victimes par les forces de l'ordre.
À l'appel du collectif Femmes Solid'Air, une cinquantaine de femmes membres d'associations de lutte contre les violences conjugales se sont rassemblées devant le commissariat Malartic, à Saint-Denis, ce jeudi 10 septembre 2009. L'objectif était de dénoncer d'une part les violences faites aux femmes et d'autre part l'accueil parfois inadapté des victimes par les forces de l'ordre.
Fini le silence, les associations veulent se faire entendre. L'actualité récente a mis une fois de plus en avant que la violence faite aux femmes fait rage à La Réunion. Et pour les victimes, "il est temps que ça cesse". C'est pour cette raison qu'elles se sont réunies devant le commissariat Malartic ce jeudi 10 septembre 2009. "C'est un lieu symbolique, parce qu'il est central, et parce que c'est vers les forces de l'ordre que les femmes doivent se tourner si elles sont la cible de violences", explique Odette Poncet, présidente du collectif Femme Solid'Air.

Parmi les femmes présentes, des femmes battues, violées voire poignardées, des témoins de ces faits et des responsables d'associations. Certaines femmes avaient tout abandonné pour leur concubin. Aujourd'hui, elles sont détruites et tentent de se reconstruire. Certaines vivent dans des centres d'hébergements, d'autres sont suivies par des psychologues. Mais toutes ont le même souhait, que ces violences ne se reproduisent plus et que celles qui en sont victimes osent en parler.

Mais pour en parler, il faut être entendu par les forces de l'ordre, "ce qui n'est pas toujours le cas", note Odette Poncet. "Rien n'est fait tant que le délit n'est pas constitué. Ils nous disent qu'il n'y a pas de trace et qu'ils ne peuvent rien faire. En attendant, des femmes souffrent. Et quand le sang coulera, il se pourrait que ce soit trop tard. Elles seront peut-être mortes", explique t-elle. "Il y a une charte d'accueil du public et d'assistance aux victimes de la police nationale et de la gendarmerie. Nous demandons à ce qu'elle soit appliquée à la lettre", conclut la responsable d'association.

   

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