Comité de pilotage de la nouvelle route du littoral :

Une digue ou un viaduc


Publié / Actualisé
Le comité de pilotage de la nouvelle route du littoral s'est réuni ce jeudi 14 janvier 2010 en présence de représentants de l'Etat, du conseil régional ainsi que des communes de Saint-Denis et de la Possession. Seul un tronçon pose encore véritablement question : le tronçon entre la Grande-Chaloupe et La Possession. Pour y répondre, le comité de pilotage a conclu que des études plus poussées sur l'impact environnemental des deux variantes de construction proposées, sont nécessaires. Digue ou viaduc, la question reste posée. La date d'une livraison de la nouvelle route du littoral en 2017 a été confirmée par Paul Vergès, président du conseil régional. Le coût de réalisation du projet est estimé à un peu plus de 1,2 milliard d'euros.
Le comité de pilotage de la nouvelle route du littoral s'est réuni ce jeudi 14 janvier 2010 en présence de représentants de l'Etat, du conseil régional ainsi que des communes de Saint-Denis et de la Possession. Seul un tronçon pose encore véritablement question : le tronçon entre la Grande-Chaloupe et La Possession. Pour y répondre, le comité de pilotage a conclu que des études plus poussées sur l'impact environnemental des deux variantes de construction proposées, sont nécessaires. Digue ou viaduc, la question reste posée. La date d'une livraison de la nouvelle route du littoral en 2017 a été confirmée par Paul Vergès, président du conseil régional. Le coût de réalisation du projet est estimé à un peu plus de 1,2 milliard d'euros.
Les deux variantes à l'étude offrent un choix entre la construction d'un viaduc de 2,8km, ou celle d'une digue intégrale qui permettrait de joindre les 4,5 km de tronçon qui séparent la Grande-Chaloupe à la Possession.

Le choix n'a pas pu être fait ce jeudi à cause de l'imprécision des impacts environnementaux de ces deux projets. Les risques de déformation corallienne et du flanc de la falaise sont à préciser, ainsi que la potentielle perturbation d'espèces végétales uniques. "Il faut faire un choix éclairé afin d'éviter toute attaque par la suite", commente Nicolas Mordé, directeur des opérations sur la nouvelle route du littoral.

Par ailleurs M. Mordé espère conserver les deux variantes en compétition le plus longtemps possible afin d'optimiser la concurrence lorsque l'appel d'offre sera à l'ordre du jour pour la réalisation des travaux.

Les études supplémentaires décidées ce jeudi devraient être réalisées dans le courant de l'année. "Nous n'avons pas encore analysé l'impact de cette décision sur le planning des travaux. Nous espérons qu'ils ne seront pas repoussés", affirme le directeur des opérations.

Ces doutes quant aux impacts environnementaux ne datent pas d'aujourd'hui. En 2009 déjà, deux experts botanistes avaient été mandatés pour faire une reconnaissance sur la falaise. Leur rapport demeure en cours d'élaboration.

La route du littoral supporte un trafic d'environ 56 000 véhicules par jour et 60% du fret de l'île (marchandises, carburants...). Construite entre mer et falaise, elle est soumise aux chutes de pierre, aux éboulements et à l'exposition des fortes houles. Des travaux de sécurisation sont réalisés depuis plusieurs années pour remédier à la situation.

   

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