Enseignants mutés en métropole :

Les profs s'enchaînent dans le rectorat


Publié / Actualisé
Une vingtaine d'enseignants affectés en métropole se sont enchaînés à l'intérieur du rectorat depuis 16 heures ce lundi 17 mai 2010. Ils envisagent de rester dans les locaux jusqu'à ce que "nos demandes soient entendues" indique une enseignante enchaînée. La rencontre tripartite entre le recteur, le président de Région et une délégation de professeurs a été un "échec absolu" selon Marie-Hélène Dor de la FSU. "Aucune avancée, rien ! Voilà en substance à quoi à servi cette rencontre. Le recteur nous a répété le même discours. Quant à Didier Robert, il a seulement dit qu'il avait fait tout son possible pour défendre les jeunes enseignants. Nous avons claqué la porte après 15 minutes d'entretien" lance la responsable syndicale.
Une vingtaine d'enseignants affectés en métropole se sont enchaînés à l'intérieur du rectorat depuis 16 heures ce lundi 17 mai 2010. Ils envisagent de rester dans les locaux jusqu'à ce que "nos demandes soient entendues" indique une enseignante enchaînée. La rencontre tripartite entre le recteur, le président de Région et une délégation de professeurs a été un "échec absolu" selon Marie-Hélène Dor de la FSU. "Aucune avancée, rien ! Voilà en substance à quoi à servi cette rencontre. Le recteur nous a répété le même discours. Quant à Didier Robert, il a seulement dit qu'il avait fait tout son possible pour défendre les jeunes enseignants. Nous avons claqué la porte après 15 minutes d'entretien" lance la responsable syndicale.
"Un scandale", "une situation inacceptable", "aucune humanité". Telle étaient les critiques lancées par les familles des enseignants rassemblées devant le rectorat à l'issue de la rencontre entre les trois parties rectorat, Région et enseignants programmée ce lundi à 15h30.

Marie-Hélène Dor de la FSU a confié à l'issue de la rencontre : "L'entretien s'est mal passé d'emblée. Je ne sais même pas comment nous avons fait pour tenir plus de quinze minutes. Nous avons levé la séance en claquant le porte". De leurs côtés, les enseignants déplorent la "logique comptable" de l'Académie qui "se réfugie derrière le barème et les règles d'affectation, mais qui ne tient pas compte des situations personnelles".

La responsable syndicale appelle la population à soutenir les jeunes professeurs et martèle : "Nous pouvons les affecter localement. Nous avons des chiffres qui le prouvent. Cette situation est l'incarnation de la problématique de l'emploi. C'est un problème de société qui demande à être résolu".

Pour rappel, une trentaine d'enseignants affectés en région parisienne à la rentrée prochaine, qui ont fondé le collectif des profs 974, demandent leur réaffectation à la Réunion depuis plus d'un mois et demi.

Le Parti communiste réunionnais, réunit ce samedi 15 mai en Comité central, à réaffirmer sa "pleine solidarité" aux jeunes professeurs. "Nos parlementaires sont intervenus publiquement dans leur assemblée respective en ce sens ainsi que les élus de l'Alliance au conseil régional" indique le PCR dans un communiqué ce lundi. Il rappelle également "la nécessité de mettre en place un moratoire sur le système de recrutement actuel qui crée des injustices chaque année".

Le PCR ajoute : "Lors du CIOM du 6 novembre 2009, le président de la République lui même rappelait la priorité à donner au recrutement des originaires dans leur département. Personne ne comprendrait que cet après midi (ndlr - lundi 17 mai), on ne puisse pas régler cette situation qui n'a que trop duré. Pour faire faire face à l'urgence, des solutions immédiates et temporaires sont envisageables comme des affectations de travail provisoire (ATP) dans l'attente de trouver une solution définitive. Tout doit être mis en ?uvre pour que ces jeunes soient affectés à La Réunion" insiste le parti communiste.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !