Partenariat entre l'Ademe, la Région Réunion et EDF :

Bagasse, énergies marines et biogaz pour 2010


Publié / Actualisé
L'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), la Région Réunion et EDF ont dressé le bilan de leur partenariat pour l'année 2009 ce vendredi 28 mai 2010 à l'Hôtel de Région. Leurs actions s'incarnent autour des énergies renouvelables, de la maîtrise de l'énergie et de la valorisation des déchets. Pour 2010, les partenaires visent la pérennisation de la production solaire individuelle et collective d'eau chaude. Une attention particulière sera également portée au développement de la production d'électricité à partir de la bagasse, du biogaz et des énergies des marines.
L'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), la Région Réunion et EDF ont dressé le bilan de leur partenariat pour l'année 2009 ce vendredi 28 mai 2010 à l'Hôtel de Région. Leurs actions s'incarnent autour des énergies renouvelables, de la maîtrise de l'énergie et de la valorisation des déchets. Pour 2010, les partenaires visent la pérennisation de la production solaire individuelle et collective d'eau chaude. Une attention particulière sera également portée au développement de la production d'électricité à partir de la bagasse, du biogaz et des énergies des marines.
2009 confirme la stabilisation de la croissance de la consommation d'électricité à un niveau de 3,1% par an déjà constatée en 2008. "Une bonne nouvelle à mettre au crédit des actions de maîtrise de l'énergie, mais qui trouve aussi sa source dans le contexte de morosité économique" explique Jean-Michel Deveza directeur régional d'EDF.

La première cible de ce partenariat est celle de la maîtrise de l'énergie en lien avec le plan climat énergie régional. La mise en place de ce plan en faveur de l'utilisation rationnelle de l'énergie et de la promotion des énergies renouvelables en 2003 est considérée par tous comme essentielle. Il vise à accroître la couverture énergétique de l'île par les énergies renouvelables et à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Ceci correspondrait en 2020 à un gain de 74 MW évités.

L'effacement des besoins croissants grâce au développement des énergies comme le solaire thermique (eau chaude solaire) ou le recours massif aux lampes basse consommation fait partie des challenges du plan régional. Celui-ci vise également la diversification des sources de production au travers de l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité, en mettant l'accent sur les sources d'énergie garanties.

L'Ademe, la Région et EDF visent l'accroissement de ce type d'énergies (biomasse et en particulier biogaz, hydroélectricité, géothermie haute température, et énergies marines -projet Pelamis, projet ETM, énergie thermiques des mers et projet CETO pour la valorisation de l'énergie houlomotrice) qui constitue un enjeu essentiel. Les énergies intermittentes (photovoltaïque, éolien) trouvent, pour leur part, leur place dans le mix électrique avec "la mise en oeuvre d'outils de prévision adaptés et de solutions de stockage bien maîtrisées dans un délai de 2 ans", assurent les partenaires. Un travail est mené par ailleurs en partenariat avec le laboratoire eRcane et le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) pour produire de nouvelles variétés de canne à sucre plus productrices de bagasse (résidus de la canne à sucre utilisé pour produire de l'énergie). Les usines sucrières du Gol et de Bois Rouge constituent près de 15 % de la production d'électricité sur l'île en un an.

En ce qui concerne les thèmes des déchets des entreprises et des filières de valorisation, il s'agit de créer et consolider les filières de valorisation des déchets. L'Ademe a en particulier la charge d'accompagner la mise sur pied des filières REP (responsabilité élargie des producteurs) avec un accent particulier sur la structuration de la filière déchets d'équipements électriques et électroniques, mais aussi sur les filières batteries au plomb, véhicules hors d'usage et pneumatiques.

Pour la filière solaire photovoltaïque, une étape essentielle a été franchie fin 2009 avec près de 40 MW de capacités connectées au réseau (derrière les régions PACA, Bretagne) et un doublement attendu pour fin 2010 soit 80 MW. La mise en service de la plus importante de centrale française au sol à Saint Rose (15 MW) est également à noter, de même que la mise en chantier de la couverture photovoltaïque de plusieurs hypermarchés.

"Le but de nos actions est d'effacer l'intervention du charbon dans la production de base d'électricité. Des études sont menées pour développer les filières de méthanisation des déchets afin de produire du biogaz pour alimenter le réseau ou des bus par exemple" indique Philippe Beutin directeur de l'Ademe Réunion. Un projet serait à l'étude avec le lycée agricole de Saint-Joseph pour valoriser les déchets agricoles. La distillerie de Quartier Français pourrait par ailleurs servir de site pilote pour un autre projet de méthanisation des déchets pour un fonctionnement en autonomie. "Les boues issues des stations d'épuration représentent également un gisement conséquent de déchets à valoriser" ajoute Jean-Claude Futhazan, directeur général adjoint délégué au développement durable à la Région.

On peut résumer l'année 2009 en quelques chiffres : ce sont 8 260 chauffe-eau solaires individuels placés, soit une économie de 130 euros par an sur la facture de chaque foyer, 135 000 lampes basse consommation, 5 600 m2 d'isolant thermique posés, 28 000 prisécos (multiprise coupe veille) diffusées, mais ces sont aussi 20 conventions signées avec les 24 collectivités locales pour améliorer l'éclairage public et 570 lampadaires haute performance installés.

85 millions d'euros ont été mobilisés par les trois partenaires sur la période 2007-2013. Près de 12,9 millions d'euros ont été investis en 2009 et près de 13,9 millions d'euros le seront en 2010 sur le secteur de l'énergie. Le montant des soutiens prévus par les partenaires en 2010 s'élève à près de 14 millions d'euros.

"Pour gagner la bataille de l'énergie, il nous faut des projets pratiques. La consommation intrinsèque d'électricité doit être réduite, sans pour autant pénaliser les usagers et renoncer à des équipements de haute technicité" conclut Jean-Michel Deveza.

   

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