Mobilisation sur le parvis des Droits de l'Homme :

Non à la lapidation de Sakineh


Publié / Actualisé
Plusieurs associations et organisations se sont réunies ce samedi 28 août 2010 sur le parvis des Droits de l'Homme à Saint-Denis pour apporter à leur soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Cette mère de famille de 43 ans a été condamnée à la lapidation par le gouvernement iranien pour "adultère et complicité" dans le meurtre de son mari.
Plusieurs associations et organisations se sont réunies ce samedi 28 août 2010 sur le parvis des Droits de l'Homme à Saint-Denis pour apporter à leur soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Cette mère de famille de 43 ans a été condamnée à la lapidation par le gouvernement iranien pour "adultère et complicité" dans le meurtre de son mari.
Cette condamnation suscite depuis deux mois l'émoi des pays occidentaux. Cet émoi s'est matérialisé par une journée internationale de soutien intitulée "100 villes pour Sakineh". A Paris à Bruxelles ou encore à Wahsington, des centaines de personnes se sont mobilisées ce samedi 28 août pour demander à Téhéran d'épargner la mère de famille.

A La Réunion, ils étaient environ 100 femmes et hommes à se réunir sur le parvis des Droits de l'Homme à l'appel du Collectif pour l'élimination des violences intrafamiliales (Cevif). D'autres associations et organisations étaient représentées comme l'Union des femmes réunionnaises, l'association Femmes des hauts, femmes d'Outre-mer (antenne locale du collectif "ni putes ni soumises") ou encore la Ligue des Droits de l'Homme. Parmi les personnalités présentes, on peut citer Huguette Bello, député-maire de Saint-Paul, Nassimah Dindar, présidente du conseil général et Fabienne Couapel-Sauret, vice-présidente au conseil régional. Enfin, des anonymes avaient aussi fait le déplacement pour faire part de leur opposition au sort réservé à Sakineh.

Tour à tour, représentants d'association et responsables politique ont pris la parole pour condamner "toutes les formes de violences faites aux femmes". Ils ont eu une pensée particulière pour Marie Béatrice Hoareau, Marianne Grondin et Claudine Gambier, 3 femmes assassinées en 2010 par leur conjoint à La Réunion. Puis les intervenants ont lu la Déclaration Universelle des Droits de la Femme et appelé à la mobilisation contre le sort réservé par la justice iranienne à Sakineh Mohammadi-Ashtiani. "Nous devons dire non à la barbarie et mettre un terme à la lapidation", a lancé une représentante d'association.

Pour l'heure, le gouvernement iranien a annoncé que l'exécution de la condamnation était suspendue en attendant un "réexamen de l'affaire".

Mounice Najafaly pour
   

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