Fusillade du 7 février 2009 :

Travaux forcés à perpetuité pour Marc Ravalomana


Publié / Actualisé
L'ancien président malgache Marc Ravalomanana a été condamné par le tribunal d'Antananarivo ce samedi 28 août 2010 par contumace à une peine de travaux forcés à perpétuité. Il a été reconnu coupable de la mort de plusieurs dizaines personnes lors d'une manifestation le 7 février 2009.
L'ancien président malgache Marc Ravalomanana a été condamné par le tribunal d'Antananarivo ce samedi 28 août 2010 par contumace à une peine de travaux forcés à perpétuité. Il a été reconnu coupable de la mort de plusieurs dizaines personnes lors d'une manifestation le 7 février 2009.
Ce jour là, une manifestation est organisée par Andry Rajoelina, opposant à Marc Ravalomanana et actuel président de la Haute Autorité de Transition, pour présenter la liste de son gouvernement. Plus de 20 000 personnes sont réunies sur la place du 13 mai, lieu symbolique de la résistance malgache. A la fin du meeting, ils tentent de prendre possession du palais d'Ambohistorohitra, l'un des sièges de la présidence. Les forces de police anti émeutes ne parvenant pas à freiner la progression du cortège de manifestants, elles décident d'ouvrir le feu. Bilan de la fusillade, près de 50 morts et plusieurs centaines de blessés.

C'est pour cet acte que Marc Ravalomanana ainsi que le général Heriniaina Roelina, le colonel Anatole Ramlamboarison et 11 autres co-accusés ont été jugés coupables "de complicité de meurtre". En l'absence du président déchu, actuellement réfugié en Afrique du Sud, celui-ci a été condamné par contumace aux travaux forcé à vie.

Reuters a recueilli les premières réactions de Marc Ravalomanana : "Ces accusations devraient être déclarées nulles et non avenues. C'est l'?uvre d'un régime qui abuse de sa position pour mener des vendettas politiques". Il poursuit : "Je demande à la communauté internationale de condamner cette situation et d'intervenir dans cette crise".

   

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