Chikungunya :

Le moustique tigré se fait discret


Publié / Actualisé
Les autorités sanitaires craignaient une recrudescence des cas de chikungunya avec l'arrivée de la chaleur. Pour l'instant, il n'en est rien. En effet, les derniers cas confirmés de chikungunya datent du 6 octobre dernier. Une situation "rassurante" pour Sophie Larrieu, épidémiologiste à la cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire). Même si la spécialiste n'exclut pas une reprise de la transmission du virus dans l'avenir, elle estime qu'une nouvelle épidémie "n'est pas le scénario le plus probable".
Les autorités sanitaires craignaient une recrudescence des cas de chikungunya avec l'arrivée de la chaleur. Pour l'instant, il n'en est rien. En effet, les derniers cas confirmés de chikungunya datent du 6 octobre dernier. Une situation "rassurante" pour Sophie Larrieu, épidémiologiste à la cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire). Même si la spécialiste n'exclut pas une reprise de la transmission du virus dans l'avenir, elle estime qu'une nouvelle épidémie "n'est pas le scénario le plus probable".
Le 6 octobre dernier, 2 nouveaux cas confirmés de chikungunya étaient détectés à Saint-Denis. Une nouvelle "inquiétante" pour la Cire qui redoutait la naissance d'un nouveau foyer. "Les fortes températures commençaient déjà à se faire sentir. De plus nos enquêtes montraient que le moustique était désormais présent en quantité suffisante", note Sophie Larrieu. Les conditions étaient donc réunies pour la naissance de nouveaux cas de chikungunya.

Mais plus de deux semaines après, aucun nouveau cas n'a été confirmé. "On nous a signalé plusieurs cas suspects mais aucun n'a été confirmé par la suite. La situation est stable", souligne l'épidémiologiste. Une situation "rassurante" pour l'heure. Mais les services sanitaires réfusent de crier victoire. "La situation peut basculer à n'importe quel moment", affirme Sophie Larrieu. Selon elle, la situation la plus probable serait "une augmentation progressive du nombre de cas" et non pas "une flambée soudaine de l'épidémie". "Plus de la moitié de la population est immunisée contre le chikungunya depuis l'épidémie de 2006. Ce qui aura tendance à freiner la propagation de la maladie", explique Sophie Larrieu.

Malgré tout, la Cire reste "vigilante". "Chaque nouveau cas est une alerte pour nous. Nous contactons immédiatement tous les médecins de la zone et nous menons une enquête", affirme l'épidémiologiste.

Rappelons que le chikungunya est une maladie transmise par les moustiques. Elle se manifeste par l'apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, nausées ou fatigue. 



En cas de fièvre, il est indispensable de consulter rapidement un médecin afin de permettre : aux équipes de la LAV (lutte anti vectorielle), de procéder à des actions de démoustication autour des cas signalés et aux communes concernées, de renforcer les actions de nettoyage et de traitement des déchets.

Mounice Najafaly pour
   

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