Saint-Denis - Signature d'une charte :

La rénovation urbaine passe par l'insertion


Publié / Actualisé
Mêler rénovation urbaine et insertion professionnelle des jeunes, tel est le but de la charte signée entre la Ville de Saint-Denis, l'Etat, l'Agence nationale de rénovation urbaine, la Cinor et les bailleurs sociaux ce vendredi 19 novembre 2010. Elle entre dans le cadre du programme de rénovation urbaine (PRU) des quartiers des Camélias, de Château-Morange et de Vauban. Objectif de cette charte, faire en sorte que 7% du budget affecté au programme soit alloué à l'insertion des jeunes du quartier sur les différents chantiers. Ce qui représente 128 679 heures (71 postes à temps plein) en insertion à réaliser sur 3 ans.
Mêler rénovation urbaine et insertion professionnelle des jeunes, tel est le but de la charte signée entre la Ville de Saint-Denis, l'Etat, l'Agence nationale de rénovation urbaine, la Cinor et les bailleurs sociaux ce vendredi 19 novembre 2010. Elle entre dans le cadre du programme de rénovation urbaine (PRU) des quartiers des Camélias, de Château-Morange et de Vauban. Objectif de cette charte, faire en sorte que 7% du budget affecté au programme soit alloué à l'insertion des jeunes du quartier sur les différents chantiers. Ce qui représente 128 679 heures (71 postes à temps plein) en insertion à réaliser sur 3 ans.
Regroupant près de 13 000 habitants et ayant un taux de chômage des jeunes avoisinant les 50%, la zone Camélias-Château-Morange-Vauban constitue l'une des 4 zones urbaines sensibles de Saint-Denis. "C'est un quartier en souffrance", reconnaît Monique Orphée, Première adjointe au maire du chef-lieu. C'est pour "redonner un nouveau visage" à ce secteur qu'un programme de rénovation urbaine est lancé par la Ville, en 2008, en partenariat avec l'Etat, l'Agence nationale de rénovation urbaine, la Cinor et les bailleurs sociaux. Ce PRU prévoit 131 millions d'euros pour la réhabilitation de 1 100 logements, la construction de 500 logements, d'équipements publics (culturels et sportifs) et de "lieux de vie". Le projet doit aussi conduire à la "création d'un nouveau maillage entre les sous-quartiers de la zone en termes de voirie" indique Monique Orphée.

Le programme prévoit également la mise en place d'une charte d'insertion. Cette dernière a été signée ce vendredi 19 novembre. Elle oblige à réserver 7% des 130 millions d'euros du budget à l'embauche et à la formation de jeunes du quartier. "C'est important dans un secteur où plus de 50% des jeunes sont au chômage", souligne l'élue socialiste. "Cela permet aussi aux habitants de participer à la rénovation de leur quartier", ajoute t-elle. Ainsi, lorsque des appels d'offres seront lancés, les entreprises devront obligatoirement prévoir un volet formation des jeunes dans leur soumission.

Au total, 128 679 heures en insertion, l'équivalent de 71 postes à temps plein, devront être réalisés sur 3 ans. "Ce n'est pas rien en cette période de crise. Les jeunes ont besoin de se former mais ne trouvent pas forcément les entreprises prêtes à le faire. C'est une belle opportunité pour les habitants", se réjouit Monique Orphée.

Les premiers coups de pioche ont été donnés début 2009, avec notamment la rénovation de l'école Bouvet aux Camélias. Pour l'heure, ces jeunes n'ont pas participé à ces travaux, ce qui a provoqué la colère d'un certain nombre d'entre eux en juillet dernier. "Je comprends leur impatience. Ils veulent travailler. Les plus gros chantiers sont prévus pour fin 2011, début 2012. C'est à ce moment là qu'ils devraient être embauchés", indique Monique Orphée. "Ce ne sont pas les seules actions faites dans le quartier", tient-elle à préciser. "Nous allons également lancer des chantiers d'insertion en parallèle de cette charte", poursuit-elle.

Autre objectif du programme de rénovation urbaine, ramener les commerçants de proximité dans le quartier. Les Camélias comptent actuellement 87 activités commerciales. "La création de locaux commerciaux, l'aménagement des espaces urbains prévus dans le PRU, devraient permettre l'arrivée sur le territoire de nouvelles entreprises, porteuses d'emploi", affirme l'adjointe au maire. Même si aucun délai définitif n'est encore prévu, l'élue espère que la rénovation sera "complètement terminée" pour fin 2013, début 2014.

Mounice Najafaly pour
   

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