Politique - Parti de gauche :

"Ne pas chercher des voix à droite"


Publié / Actualisé
Futur candidat aux prochaines cantonales dans le 2nd canton de Saint-Denis, le leader du parti de Gauche 974 Jean Paul Panechou s'offre une tribune libre pour appeler tous les partis de gauche "à se rassembler" pour "un véritable débat d'idées".
Futur candidat aux prochaines cantonales dans le 2nd canton de Saint-Denis, le leader du parti de Gauche 974 Jean Paul Panechou s'offre une tribune libre pour appeler tous les partis de gauche "à se rassembler" pour "un véritable débat d'idées".
"Tout commence aux municipales de Mars 2008, Gilbert Annette scelle un pacte d'union avec la droite sociale libérale d'Ibrahim Dindar et Gino Poninballom, avec à la clé, un bonus, le retrait de deux candidats socialistes, Jean François Hoareau et Philippe Naillet sur les cantons 3 & 4 de Saint-Denis, plus un soutien à Nassimah Dindar dans le 1er canton : ce fût une forme de remerciement des législatives de 2007.

Dès lors, au conseil général les socialistes ont privilégié la cohabitation avec la droite. Une manière pour Gilbert Annette de contrer Paul Vergès et sa majorité à la région. Mettant ainsi la main sur une droite dionysienne tendance alimentaire et suceuse d'indemnités. Les socialistes se disent libres d'agir politiquement sur tout Saint-Denis. Malheureusement, cette droite sociale libérale loin d'être bête se présente à toutes les élections sur Saint-Denis : Européenne 2009 / Régionales 2010. En deux ans les socialistes perdent 14 000 voix sur Saint-Denis. À cela s'ajoute l'abandon d'un certain nombre de projets avortés avec pertes financières très lourdes pour la ville, transformant le slogan ''Sak la pa fé'' en ''Sak nou la fé'' !!!

L'Alliance de son côté n'a pas su capitaliser le fruit de son travail. Pourquoi ? Alors qu'elle avait tout pour gagner : un bon bilan, la route des Tamarins qui restera gravée dans la mémoire des Réunionnais et Réunionnaises comme une réalisation très pratique et, un autre projet écologique très intéressant pour l'avenir de La Réunion (le Tram Train 100 % public).

Mais reste le mystère de la défaite ? Alors que l'Alliance dans ses conférences de presse laissait entendre que toutes les conditions étaient réunies pour une grande victoire. Les spécialistes et les politologues de La Réunion non pas compris que les raisons de cette défaite des sortants sont dûes à une campagne trop arrogante et une liste trop tirée vers la droite, du chiraquien André Tien-Ah-Koon au Modem de Michel Lagourgue, avec une responsabilité partagée des socialistes. " Zot té i marsh si in not'planet' zot té i di partou ké la victoire lé sur inkiète pi, sé zot lé gadiam " !

Pourquoi avoir changé une équipe qui fut gagnante en 2004 ? Avec cette liste de six formations de gauche (PCR-Freedom- MRA- PSR -UDSR- MRC), qu'il suffisait d'étendre vers les autres organisations politiques de gauche avec un projet politique cohérent portant sur l'urgence sociale et pas seulement tourné vers un anti sarkozysme jusque dans ces déclinaisons locales, et la région seraient restées à Gauche .

Mais la question à se poser pour Paul Vergès est: avait-il reçu réellement le financement pour ses 2 projets Tram Train et route du Littoral ? En 2006, invité par Mme Nassimah Dindar présidente du conseil général pour clore le débat sur la laïcité et M. Paul Vergès président du Conseil Régional pour entériner les accords de Matignon 1".

Jean-Paul Panechou s'interroge sur un éventuel accord entre Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur et candidat à l'élection présidentielle, et Paul Vergès, à qui il aurait promis les financements pour le Tram-Train et la route du Littoral. Signature plus accord, contre un soutien de l'Alliance pour la présidentielle ?

"Conclusion : plus rien ne pourra être réalisé par temps de crise et l'annonce faite par le Président de La République et le gouvernement de François Fillon de geler les "subventions" aux collectivités locales et territoriales de supprimer l'embauche. Alors, ils leur restent une seule solution, c'est d'augmenter les impôts pour payer les crédits publics et continuer à faire des promesses ! Or la même erreur que celles de l'Alliance et du PS a été commise lors l'élection partielle municipale de Corbeil-Essonnes, dimanche 12 décembre 2010. Et elle s'est soldée par une lourde défaite des grands stratèges de Gauche avec également là-bas une perte de 15 % des électeurs. Quelle claque comme ici !

Comme les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets, il faut donc, au-delà d'un large rassemblement de toutes les gauches, un projet cohérent pour une véritable politique alternative. C'est ce véritable débat d'idées auquel appelle le Parti de gauche membre du Front de gauche".

Jean-Paul Panechou parti de gauche974
   

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