Cour d'assises - Jugé pour enlèvement en 2007 (Actualisé à 13h30) :

Juliano Verbard face à Alexandre


Publié / Actualisé
Le procès de Juliano Verbard, dirigeant de la secte C?ur douloureux et immaculé de Marie, et de 15 de ses adeptes a débuté ce mercredi 6 avril 2011 à la cour d'assises de Saint-Denis. Le chef de la secte est arrivé au tribunal à 8 heures, entouré d'un important dispositif policier, dont des agents du GIPN (groupement d'intervention de la police nationale). Alexandre Thélahire et sa famille ont également fait le déplacement. Pour la première fois depuis les faits, le jeune Alexandre s'est retrouvé en face des 16 personnes qui l'avaient kidnappé et détenu en juillet et en août 2007. Il avait à l'époque 12 ans. Juliano Verbard voulait en faire son successeur. Des "retrouvailles" durant lesquelles l'adolescent et le Petit Lys d'Amour, le surnom du chef de secte, n'ont échangé aucun regard.
Le procès de Juliano Verbard, dirigeant de la secte C?ur douloureux et immaculé de Marie, et de 15 de ses adeptes a débuté ce mercredi 6 avril 2011 à la cour d'assises de Saint-Denis. Le chef de la secte est arrivé au tribunal à 8 heures, entouré d'un important dispositif policier, dont des agents du GIPN (groupement d'intervention de la police nationale). Alexandre Thélahire et sa famille ont également fait le déplacement. Pour la première fois depuis les faits, le jeune Alexandre s'est retrouvé en face des 16 personnes qui l'avaient kidnappé et détenu en juillet et en août 2007. Il avait à l'époque 12 ans. Juliano Verbard voulait en faire son successeur. Des "retrouvailles" durant lesquelles l'adolescent et le Petit Lys d'Amour, le surnom du chef de secte, n'ont échangé aucun regard.
Un "moment important" pour l'avocat marseillais Maître Collard, défenseur de la famille Thélahire, car, dit-il, "on pourra enfin mettre des mots sur des actes". Cette première journée a été essentiellement consacrée à la lecture de l'ordonnance de mise en accusation. Un document retraçant en détail les deux enlèvements ainsi que les origines de la secte fondée par Juliano Verbard. Retour sur les principaux événements de cette matinée.


* 13 heures 10: Après plus d'une heure trente de lecture, la séance est suspendue. Les débats se poursuivront ce jeudi. Les discussions porteront sur le premier enlèvement de juillet 2007.

* 11 heures 25: Reprise de l'audience. Lecture de l'arrêt d'ordonnance de mise en accusation.

Réaction: Maître Gilbert Collard, avocat de la famille Thélahire: "Le principal motif de satisfaction de cette première journée, c'est que Juliano Verbard est là. Son absence aurait été difficile à combler. Sa présence devrait permettre de déterminer la relation psychologique qu'il a eu sur ses adeptes. Pour moi, le lien est clair. Il y a dévotion et soumission des adeptes à l'égard de Juliano Verbard". Concernant Alexandre Thélahire qui revoit pour la première fois le Petit Lys d'amour: "Il se sent bien. La lecture de l'ordonnance de mise en accusation est importante. Cela lui permettra de mettre des mots sur une réalité".

Réaction: Maître Nicolas Normand, avocat de Juliano Verbard: "Mon client est là. C'est le plus important. J'espère qu'il va s'exprimer que la lumière sera faite sur son vrai rôle dans cet enlèvement. Est-ce lui qui a donné des ordres ?"

* 10 heures 40: L'audience est suspendue pour une demi-heure.

* 10 heures 30: Lecture de l'ordonnance de renvoi. Les parents d'Alexandre Thélahire sont visiblement émus.

* 10 heures 15: La personnalité de certains accusés est décrite. Le rapport de l'expert psychologue est lu.

* 9 heures 55: Il est désormais question de l'enlèvement du 3 août 2007. Un enlèvement musclé effectué par un commando de 5 personnes dans l'appartement de la famille Thélahire, rue Sainte-Anne à Saint-Denis. Alexandre est emmené de force dans une Renault Symbol. Après des changements multiples de véhicules, Alexandre est finalement conduit auprès de Juliano Verbard, au Petit Tampon. Il est détenu jusqu'au dimanche 5 août 2007, en début de soirée. Le GIPN intervient alors pour libérer le jeune garçon et arrêter le chef de secte ainsi que 8 de ses adeptes. Au total, 16 personnes au joué un rôle plus ou moins direct dans cet enlèvement.

* 9 heures 45: Le rappel des faits se poursuit. Il est question de l'origine de la secte et du premier enlèvement d'Alexandre, le 9 juillet 2007. Un enlèvement qui avait duré moins de 24 heures et pour lequel 7 personnes sont concernées, dont Juliano Verbard. À des degrés divers, elles sont accusées d'enlèvement et de détention, de complicité d'enlèvement et de détention ou simplement de détention d'un mineur de moins de 15 ans.

* 9 heures 25: Lecture de l'ordonnance de mise en accusation. À des degrés divers, les accusés sont poursuivis pour enlèvement, séquestration de mineur de moins de 15 ans en bande organisée, recel de malfaiteurs et complicité. Les faits sont ensuite rappelés.

* 9 heures 15: Les experts et les témoins sont appelés. Leurs auditions débuteront à partir du 6 avril et devraient se prolonger jusqu'au 15 avril.

* 9 heures 02: Les 13 jurés sont appelés. Tout se déroule dans un calme absolu. Les regards d'Alexandre Thélahire et de Juliano Verbard ne se croisent pas.

* 8 heures 55: Les accusés entrent dans la salle. Juliano Verbard, Fabrice Michel, Marie-Corinne Michel, Sandrine Hoarau, Anissa Gens, Patrice Daleton, Yves Daleton, Johan Daleton, Jean-Charles Daleton, Alexin Jusmy Michel Guillaume Maillot, John Daleton, Anne-Lise Florimeda, Marie-Louise Michel, Marie-Noélie Latchoumane et Sonia Flore. Certains comparaissent libres. Ils sont appelés un par un pour décliner leur identité.

* 8 heures 50: Les juges entrent dans la salle. L'audience est ouverte.

* 8 heures 30: Alexandre Thélahire, aujourd'hui âgé de 17 ans, arrive à la cour d'assises. Il est accompagné de Me Collard, son avocat. Des membres de sa famille sont également à ses côtés, dont sa mère.

* de 8 heures à 8 heures 30: Le public arrive petit à petit. On compte parmi les présents des proches des accusés. Les témoins arrivent aussi au compte goutte.

* 8 heures: Juliano Verbard et ses adeptes sont arrivés à la cour d'assises de Saint-Denis. Ils sont escortés par un important dispositif policier. Les agents du GIPN (groupement d'intervention de la police nationale) sont également présents, armés et cagoulés.
   

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