Conseil général - D'Abdoullah Panchbaya au foyer Terre Rouge :

Qui veut la peau de Nassimah Dindar ?


Publié / Actualisé
Qui veut la peau de Nassimah Dindar ? C'est la question qui ne manquera pas de surgir puisqu'en quelques jours, la foudre s'est abattue sur le conseil général. L'institution a été frappée coup sur coup par deux affaires judiciaires, l'une de détournement de fonds, l'autre de discrimination à l'embauche. Deux affaires qui éclaboussent Nassimah Dindar : la première vise un de ses proches collaborateurs, placé en garde à vue depuis ce mardi 10 décembre ; la seconde a vu ce mercredi 11 décembre la mise en examen de quatre conseillers généraux et le placement de la présidente sous le statut de témoin assisté. Si la justice répond à son propre calendrier, l'enchaînement des faits à quelques mois d'une échéance électorale décisive ne manquera pas de susciter quelques interrogations.
Qui veut la peau de Nassimah Dindar ? C'est la question qui ne manquera pas de surgir puisqu'en quelques jours, la foudre s'est abattue sur le conseil général. L'institution a été frappée coup sur coup par deux affaires judiciaires, l'une de détournement de fonds, l'autre de discrimination à l'embauche. Deux affaires qui éclaboussent Nassimah Dindar : la première vise un de ses proches collaborateurs, placé en garde à vue depuis ce mardi 10 décembre ; la seconde a vu ce mercredi 11 décembre la mise en examen de quatre conseillers généraux et le placement de la présidente sous le statut de témoin assisté. Si la justice répond à son propre calendrier, l'enchaînement des faits à quelques mois d'une échéance électorale décisive ne manquera pas de susciter quelques interrogations.

En deux jours donc, la présidente a d’abord vu un membre de son cabinet, Abdoullah Panchbaya, placé en garde à vue et soupçonné d’avoir détourné à son profit 300 000 euros de subventions destinées à des associations.

Ce sont ensuite quatre conseillers généraux – Jean-Jacques Vlody, Bachil Valy, Yvon Bello et Raymond Soucramanien – qui ont été mis en examen pour discrimination à l’embauche au foyer de Terre Rouge, une affaire ayant vu également le placement sous le statut de témoin assisté de la présidente elle-même, mais aussi d’Axel Vienne, onzième vice-président. Le communiqué du procureur de la République de Saint-Pierre, Laurent Zuchowicz, souligne d’ailleurs que "le délit principal" est "imputé à la présidence du conseil général".

Voilà donc comment Nassimah Dindar se retrouve dans une posture délicate, à trois mois du premier tour des élections municipales. Une échéance électorale décisive, pour la bataille des mairies d’une part, mais aussi dans la perspective des élections départementales et régionales de 2015. De gros enjeux donc.

Evidemment, si fraude et discrimination il y a, la justice devra faire la lumière sur ces affaires et condamner les coupables. Mais l’on peut malgré tout s’interroger sur cette précipitation des événements – pour deux affaires dont les premiers faits remontent à trois ans pour l’une, plus de cinq ans pour l’autre – et cette coïncidence des calendriers judiciaires et électoraux qui tombe bien mal pour la présidente de l’UDI 974, beaucoup moins pour ses adversaires.

Car si elle demeure très populaire au sein de la population, comme l’avait confirmé le récent sondage commandé par la Droite sociale, Nassimah Dindar ne l’est pas forcément dans le petit monde de la politique réunionnaise, et notamment du côté de sa propre famille politique. À l’instar d’un Thierry Robert – dont la proximité lui est d’ailleurs souvent reprochée –, son côté "franc-tireur" ou "électron libre" ne lui a pas attiré que des amis au sein d’une droite plutôt habituée aux rangs serrés.

Il y a quelques jours, le président du conseil régional et d’Objectif Réunion, Didier Robert, l’a notamment mise directement en cause, la désignant comme "le point de difficulté" pour parvenir à l’union de la droite aux municipales, prenant l'exemple du Tampon. "Il ne peut y avoir de la part de la présidente de l’UDI un soutien affiché à André Thien-Ah-Koon, un soutien dans les coulisses à Jean-Jacques Vlody et soutien dérivé au LPA et en même temps une avancée en demi-teinte pour soutenir Nathalie Bassire qui est la candidate d’Objectif Réunion et de l’UMP", avait-il déclaré sur le plateau d’Antenne Réunion. Et le président de Région n’est pas le seul à peu apprécier le positionnement parfois flou ou ambigu de son homologue au Département.

Souvent qualifiée de girouette ou encore d’opportuniste par ses détracteurs, il est clair que Nassimah Dindar peut gêner par son côté incontrôlable. En plus d’une détermination sans faille et d’une popularité réelle, cela donne un cocktail qui peut s’avérer bien amer pour certains.

Reste maintenant à savoir quelles seront les suites judiciaires et surtout politiques de ces deux affaires, dans lesquelles la présidente du conseil général aura du mal à ne pas laisser quelques plumes.

Guilhem George pour www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Valentin, Posté
Heureusement qu'il y a des média qui font correctement leur métier et qui ne hurlent pas avec les loups font faire grimper l'audimat !
Troll, Posté
Ah c'est sur que c'est pas le bien pensant Imaz Press Réunion qui veut la peau de Nassimah !!!!
Geneviève Grassaud, Posté
il n'y a pas autre chose à faire que de démolir une personne qui de toute évidence à la Réunion dans le sang et oeuvre pour son bien être eet celui de sa population ? mon soutien à madame Nassimah Dindar-
Regard, depuis son mobile, Posté
L'article est tres bon et je suis persuade que certains UMP ne sont pas etrangers a cette affaire
DANORD, Posté
A part les juges " sous les cocotiers " l'affaire dite de Nassimah DINDAR n'ira pas plus loin par rapport à l' article écrit par M. Guilhem George pour www.ipreunion.com !