Les planteurs de cannes veulent être rassurés sur leur avenir :

CGPER : "nous continuons le blocage de Bois rouge et du Gol"


Publié / Actualisé
La CGPER (confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion) a décidé de poursuivre le blocage des usines de Bois Rouge (Saint-André) et du Gol (Saint-Louis), annonce ce dimanche 27 juillet 2014 Jean-Yves Minatchy, président de la confédération. "Les propositions de Téréos ne nous conviennent pas, nous n'avons pas eu les garanties que nous attendions. Nous allons donc continuer le blocage des usines de Bois Rouge et du Gol" indique Jean-Yves Minatchy. Les planteurs veulent obtenir l'assurance que l'usine de Bois Rouge ne fermera pas dans trois ans, comme annoncé par le sénateur Paul Vergès. Ils veulent aussi que les industriels du sucre signent un avenant à la convention canne - qui se termine en2015 -, afin de garantir les prix actuels jusqu'en 2017. Une réunion de l'ensemble des partenaires de la filière cannes est prévue le mercredi 6 août à la Direction de l'agriculture à Saint-Denis
La CGPER (confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion) a décidé de poursuivre le blocage des usines de Bois Rouge (Saint-André) et du Gol (Saint-Louis), annonce ce dimanche 27 juillet 2014 Jean-Yves Minatchy, président de la confédération. "Les propositions de Téréos ne nous conviennent pas, nous n'avons pas eu les garanties que nous attendions. Nous allons donc continuer le blocage des usines de Bois Rouge et du Gol" indique Jean-Yves Minatchy. Les planteurs veulent obtenir l'assurance que l'usine de Bois Rouge ne fermera pas dans trois ans, comme annoncé par le sénateur Paul Vergès. Ils veulent aussi que les industriels du sucre signent un avenant à la convention canne - qui se termine en2015 -, afin de garantir les prix actuels jusqu'en 2017. Une réunion de l'ensemble des partenaires de la filière cannes est prévue le mercredi 6 août à la Direction de l'agriculture à Saint-Denis

La confédération de Jean-Yves Minatchy n'a pas été complètement rassurée par les annonces faites par la préfecture ce vendredi – date à laquelle François Hollande devait visiter Bois Rouge avant d'être retenu à Paris suite à la mort de 54 Français dans le crash d'un avion d'Air Algérie. "L'État reconnaît le rôle majeur de la filière canne en tant que pivot de l'ensemble des filières agricoles et s'engage à garantir les montants actuellement versés dans le cadre de la convention canne jusqu'en 2017" indiquait alors la préfecture dans un communiqué. "Le gouvernement s'engage à maintenir deux années de plus les prix définis par la convention canne qui se termine en 2015.

"C'est bien" commentait immédiatement Jean-Bernard Maratchia, vice-président de la confédération. "Mais nous voulons des engagements écrits. Nous voulons qu'un avenant soit ajouté à l'actuelle convention canne, ce que refuse catégoriquement Téréos" ajoutait-il. De plus, notait la CGPER, les industriels n'ont toujours pas donné de garantie sur la poursuite de l'activité de Bois rouge au delà des trois prochaines années.

Depuis des contacts ont eu lieu entre les planteurs et Téréos, "mais nous n'avons aucune garantie, ni même proposition satisfaisante" dit, en substance, Jean-Yves Minatchy. D'où la poursuite du blocage des deux usines sucrière. D'où aussi la tension qui commence à se créer dans le milieu agricole. Frédéric Vienne de la FDSEA (fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) a affirmé que les adhérents de son syndicat livraient leurs cannes ce lundi matin "quoi qu'il en soit".

En réponse Jean-Bernard Maratchia a appelé ce dimanche à "la solidarité" de tous les planteurs. "Nous ne bloquons par plaisir, c'est pour sauver toute la filière, nos emplois et ceux de tous les planteurs que nous nous mobilisons" dit-il. Il se veut rassurant : "dans le passé et encore récemment l'usine a déjà été à l'arrêt pendant dix ou quinze jours en raison de panne ou de grève, il n'y a pas eu de catastrophe. Là, le blocage n'a lieu que depuis quatre jours". Et il conclut "il faut aussi comprendre que si nous obtenons des garanties sur l'avenir cela profitera à toute la filière, à tous les planteurs, pas uniquement à ceux de la CGPER".

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