Police de sécurité du quotidien :

Le préfet veut "déconstruire le sentiment d'insécurité" à La Réunion


Publié / Actualisé
À l'occasion du lancement de la concertation sur la mise en place de la police de sécurité du quotidien voulue par le président Macron, le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin a expliqué ce vendredi 10 novembre 2017 que l'objectif était de rapprocher les forces de l'ordre de la population, tout en "luttant contre le sentiment d'insécurité" sur l'île.
À l'occasion du lancement de la concertation sur la mise en place de la police de sécurité du quotidien voulue par le président Macron, le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin a expliqué ce vendredi 10 novembre 2017 que l'objectif était de rapprocher les forces de l'ordre de la population, tout en "luttant contre le sentiment d'insécurité" sur l'île.

"La police de sécurité du quotidien est une démarche qui doit permettre de répondre au sentiment d'insécurité" a expliqué ce vendredi 10 novembre Amaury de Saint-Quentin, préfet de La Réunion. Pour lui, il y a "deux choses : l'insécurité et le sentiment d'insécurité". Il affirme que "l'insécurité évolue favorablement à La Réunion, les indicateurs sont plutôt positifs", mais que l'objectif est aujourd'hui de "lutter contre le sentiment d'insécurité".

Il y a donc aujourd'hui "une nouvelle méthode" mise en place par les forces de l'ordre, affirme le Commandant en second de la gendarmerie de La Réunion, le colonel François-Dominique Monnier. Ce vendredi a donc débuté "la phase de concertation" qui s'étalera jusqu'à "la fin décembre" a indiqué le préfet, afin de mettre en place la police de sécurité du quotidien sur l'île. "La première étape est d'écouter les 250.000 policiers et gendarmes de France avec un questionnaire individuel pour avoir leurs impressions", annonce le préfet. S'en suivra une "rencontre avec tous les grands acteurs concernés : syndicats, collectivités…" pour faire "remonter à l'État" les différents enjeux de l'île.

- Pas de date concrète -

Si en 2018, "1850 postes seront créés pour la police de sécurité" à travers le pays, le préfet explique "ne pas avoir eu d'informations" concernant la répartition et donc le nombre de renforts pour La Réunion. "C'est un projet qualitatif, il faut du temps" a lancé Amaury de Saint-Quentin. Pas de date donc, afin de savoir quand les Réunionnais pourront voir le dispositif complet de la police de sécurité du quotidien.

Pour Amaury de Saint-Quentin, "il n'y a pas d'idées préconçues". Le préfet promet de "ne rien s'interdire" durant les discussions qui auront lieu avec les différentes forces de l'ordre de l'île et dit ne pas vouloir "calquer un modèle". L'idée pour le colonel Monnier est de "dématérialiser le plus de tâches" pour permettre aux agents "d'être au plus proche du terrain et des Réunionnais". "C'est notre vocation" complète Jean-François Lebon, patron de la police réunionnaise. "Depuis quelques années, on s'est senti plus coupés de la population notamment du fait des attentats" précise le Colonel Monnier, pour qui le problème de la sécurité "ne concerne plus uniquement les forces de l'ordre", mais bien "toute la population".

hf/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Jean, Posté
Encore des mots toujours des mots, les mêmes mots, rien que des mots...

De bons coups de lattes, la pilule obligatoire aux écervelés, et ça devrait s'améliorer !