Rivière Saint-Louis :

Le Ouaki : l'antenne relais de la discorde ne devrait pas voir le jour


Publié / Actualisé
L'année 2019 commence bien pour le collectif du Ouaki et ses riverains. L'antenne relais contre laquelle ils s'étaient insurgés, ne devrait, finalement pas être installée. Du moins c'est ce qu'affirme Max Maillot, l'un des premiers riverains en colère à être monté au créneau. Sauf que du côté de la municipalité, on est beaucoup moins catégorique...
L'année 2019 commence bien pour le collectif du Ouaki et ses riverains. L'antenne relais contre laquelle ils s'étaient insurgés, ne devrait, finalement pas être installée. Du moins c'est ce qu'affirme Max Maillot, l'un des premiers riverains en colère à être monté au créneau. Sauf que du côté de la municipalité, on est beaucoup moins catégorique...

Il y a quelques mois, Imaz Press vous parlait de ces riverains du Ouaki qui avaient appris, de manière assez folklorique, qu’une antenne relais devait être installée à quelques mètres de leurs habitations.

Lire aussi : Le Ouaki - Ils ne veulent pas d"antenne relais dans leur quartier

Un pylône de vingt mètres de haut pouvant émettre sur un kilomètre à la ronde devait être installé dans le quartier. Un opérateur téléphonique low cost avait déposé le dossier en mairie. Les riverains étaient farouchement opposés au projet. Leur santé, leur emploi, leur maison, ce projet mettait toute leur vie en péril affirmaient-ils. 

Alors tout un quartier s’était révolté contre cette décision, à coup de distribution de tracts, d’opérations de sensibilisation et autres actions coup de poing, les riverains en colère avaient réussi à faire adhérer de nombreux habitants du coin à leur cause. Leur pétition a recueilli plus de 1.700 signatures en un mois.

Si à l’époque, les riverains disent chercher un " conseil juridique " et se méfier de la récupération politique, ils finissent par céder au chant des sirènes. La députée Nathalie Bassire s’empare du dossier.

Et il semblerait que cela ait joué, une rencontre avec le maire de Saint-Louis, Patrick Malet est organisée. L’édile ne se mouille pas et indique que c’est au sous-préfet de Saint-Pierre de statuer.

Les riverains désespérés y vont au culot et demandent une entrevue avec le sous-préfet. Reçus, ils expliquent leurs déboires. Retour à l’expéditeur.

Et là, les versions divergent. Selon Max Maillot, Patrick Malet s’est engagé à abandonner définitivement le projet. Côté mairie, le discours est moins formel " le maire est réticent à l’idée de faire installer une antenne à côté de sites sensibles. Il y a une église et un collège à proximité " indique le service communication de la municipalité. Réticent ? En fait, c’est lui qui décide de valider ou pas le permis de construire de l’antenne, il peut tout simplement décider de ne pas donner son feu vert. Silence gêné à l’autre bout du fil.

Avant la polémique, les travaux étaient prévus pour avril 2019 avec mise en service de l’antenne pour le mois de juin 2019, c'est râpé, enfin, ça pourrait encore changer...

Aucune trace officielle n’existe de la conversation où l'édile aurait " promis " d’abandonner le projet. Les riverains restent donc sur le qui-vive " on est sur nos gardes, on fait des rondes quotidiennes devant l’emplacement où l’antenne relais aurait dû être posée. On vérifie qu'il n'y a aucune pancarte annonçant le début des travaux. On sait qu’ils ont encore deux mois pour déposer le permis de construire " finit Max Maillot.

www.ipreunion.com

   

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