Ils attendent un signal fort (actualisé) :

Les éleveurs réunionnais inquiets : "le gouvernement nous lâche"


Publié / Actualisé
Ils étaient une dizaine d'éleveurs de la filière viande réunis sur une exploitation à Sainte-Suzanne ce mercredi 4 septembre 2019 pour dénoncer l'inaction du gouvernement. "La production locale est en danger" affirment-ils. Selon eux, l'immobilisme de l'État freine le développement de la filière alors que la demande des consommateurs ne cesse d'augmenter. Le manque de volonté de l'État pourrait conduire à une crise sans précédent dans la filière voire mettre en péril son avenir "suspension des installations, des arrêts de production, une hausse des prix pour le consommateurs voire à terme, l'arrêt de l'ensemble de la production" (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Ils étaient une dizaine d'éleveurs de la filière viande réunis sur une exploitation à Sainte-Suzanne ce mercredi 4 septembre 2019 pour dénoncer l'inaction du gouvernement. "La production locale est en danger" affirment-ils. Selon eux, l'immobilisme de l'État freine le développement de la filière alors que la demande des consommateurs ne cesse d'augmenter. Le manque de volonté de l'État pourrait conduire à une crise sans précédent dans la filière voire mettre en péril son avenir "suspension des installations, des arrêts de production, une hausse des prix pour le consommateurs voire à terme, l'arrêt de l'ensemble de la production" (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

On pourrait croire que les producteurs de viande font dans le catastrohphisme mais pour eux, le danger pour la filière est réel et surtout très proche. Les éleveurs, toutes viandes confondues, affirment n’avoir aucune visibilité sur le court terme sur les fonds qui leur seront versés pour 2018, 2019 et 2020. La problématique a poussé les agriculteurs de les toutes les branches à se rapprocher sous la bannière "production locale réunie"  il y a quelques semaines.

Car aujourd’hui, l’heure est grave, les tergiversions de l’État dénoncées par les éleveurs sont avant tout pécuniaires " la volonté affichée du gouvernement de remettre en cause les dispositions particulières et les mesures spécifiques à notre territoire ". Laure-Hélène Ribola, secrétaire de l’ARIBEV-ARIV (Association réunionnaise interprofessionnelle pour le bétail et les viandes) explique la problématique, regardez :

Les filières animales bénéficient d’aides couplées à la production dans la cadre du programme POSEI (soutien communautaires et nationaux). Or, les soutiens nationaux complémentaires (enveloppe CIOM -comité interministériel de l’Outre-mer) sont plafonnés à 40 millions d’euros, toutes filières agricoles ultramarines confondues.

"Insuffisant" En 2018, le budget a été dépassé de 1,5 million d’euros, ce qui ne s’arrangera pas dans les prochaines années "au vu du développement de la production prévue par les filières de l’ARIVEB-ARIV, ce dépassement sera dorénavant systématique et croissant." Pour continuer à structurer et développer les différentes filières agricoles, l’aide de l’État est nécessaire. Regardez Mickaël Lauret, éleveurs bovins-viande et Patrick Leveneur, éleveur de volailles à ce sujet:

Les agriculteurs attendent maintenant la visite du président de la République à La Réunion annoncée pour la fin de l’année et espèrent se faire entendre.

fh/www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Je rêve, Posté
Mais je rêve. Ils sont en train de geindre pour obtenir encore des subventions ? Depuis le temps qu'on déverse des sous à la Réunion pour "développer la filière", ils vont peut être finir par se rendre compte à Paris et Bruxelles qu'on se fout de leur gueule.
Popeye, Posté
Une hausse des prix de la viande et une diminution de la consommation ferait le plus grand bien à la planete. J'achete jamais de viande de boeuf. Meme les boeufs de savane cimetière reprennent un regime de poudre urcoopa quand il reviennent à la plaine des cafres.