Un an après :

Cahiers de doléances : que reste-t-il des feuillets citoyens ? Pas grand chose...


Publié / Actualisé
Un an après le début du grand débat national que reste-t-il des cahiers de doléances ? Des milliers de contributions avaient été recueillies aux quatre coins de la France. Bien sûr, La Réunion avait apporté sa pierre à l'édifice. Les Gilets jaunes, notamment, avaient couché sur papier leur colère, leurs revendications, leurs espoirs et leurs idées. Ces cahiers de doléances étaient censés être une base de travail pour que le gouvernement adapte sa politique. Les Français, désabusés, avaient mollement participé, 16 000 cahiers de doléances avaient été envoyés. 46 en provenance de La Réunion. Par souci de transparence, l'exécutif s'était engagé à mettre en ligne ces doléances pour que les Français puissent avoir une vue d'ensemble mais un an après, on attend toujours, les cahiers de doléances ont fini aux oubliettes...
Un an après le début du grand débat national que reste-t-il des cahiers de doléances ? Des milliers de contributions avaient été recueillies aux quatre coins de la France. Bien sûr, La Réunion avait apporté sa pierre à l'édifice. Les Gilets jaunes, notamment, avaient couché sur papier leur colère, leurs revendications, leurs espoirs et leurs idées. Ces cahiers de doléances étaient censés être une base de travail pour que le gouvernement adapte sa politique. Les Français, désabusés, avaient mollement participé, 16 000 cahiers de doléances avaient été envoyés. 46 en provenance de La Réunion. Par souci de transparence, l'exécutif s'était engagé à mettre en ligne ces doléances pour que les Français puissent avoir une vue d'ensemble mais un an après, on attend toujours, les cahiers de doléances ont fini aux oubliettes...

Installés dans les mairies durant plusieurs semaines, les 46 cahiers citoyens avaient ensuite été acheminés à la préfecture le 21 février dernier. Puis envoyés dans l’hexagone "une version numérisée de chaque cahier a été transmise par la préfecture à la mission pour le Grand Débat National à Paris le 25 février 2019. Les cahiers de doléances ont ensuite été transmis à la Bibliothèque Nationale de France, qui dispose d'outils permettant de traduire en textes informatiques les écrits manuscrits. Ce sont ces textes informatisés qui ont été analysés par le gouvernement" expliquent les services de la préfecture. Ce fut le même processus pour toutes les communes de France.

Alors que des milliers de Français battaient le pavé en exigeant que le citoyen soit remis au centre débat notamment grâce au RIC (Référendum d’initiative citoyenne), le gouvernement a voulu montrer qu’il prenait en compte la parole populaire à travers ces cahiers de doléances. Là où le bât blesse, c’est qu’il n’a pas tenu ses principaux engagements : transparence et impartialité. Sur le site du grand débat, le gouvernement explique être "attaché à la transparence", ce pourquoi "l’ensemble des contributions au débat, qu'elles aient été envoyées par voie postale, par courriel ou via les formulaires en ligne, seront à terme accessibles à tous." Ainsi, "les restitutions de réunions d'initiative locales, les réponses aux questionnaires, les cahiers citoyens ouverts dans les mairies, les contributions libres, seront progressivement et régulièrement mis en ligne sous licence libre."

- Impossible d’avoir une vue d’ensemble -

Aujourd’hui, on peut accéder aux 185 pages de la synthèse des cahiers citoyens sur le site du grand débat national publiée mi juin dernier  mais pas à l’intégralité des contributions. Impossible, donc, d’avoir une vue d’ensemble. Si vous voulez faire un point et savoir ce que les Réunionnais ont inscrit dans ces feuillets, il faudra vous rendre aux Archives départementales où sont conservées les cahiers de doléances originaux depuis le 28 mars dernier. Un double numérisé est aussi gardé dans les locaux de la préfecture. Mais si vous êtes curieux et que vous souhaitez faire le comparatif avec un autre département, il faudra vous déplacer, ce qui n’est, à la base pas toujours simple, encore moins quand on est à 10 000 kilomètres du territoire hexagonal.

Finalement, la volonté de "transparence" et d’ "impartialité" avancée par le gouvernement est un énième vœu chaste de sa part. Une promesse de plus qui n’a pas été tenue. La raison évoquée par l’exécutif pour expliquer ce manquement serait pécuniaire, la mise en ligne de ces contributions coûterait trop cher. Dommage de ne pas y avoir pensé avant de s’engager auprès des Français. Mais ce n’est pas la première fois, et sans doute pas la dernière…

fh / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Quelle fumisterie seigneur !
Tristan, Posté
Sont dans le coffre de l'expert en sécurité passage à tabac de travailleurs...