Ils obtiennent un accord pour le transport de 50.000 tonnes d'agrégats :

NRL : les transporteurs gagnent leur bras de fer avec le groupement, le travail reprend lundi


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Après quatre jours de mobilisation, trois jours de blocage devant le siège du groupement, les transporteurs sont sortis satisfaits et soulagés des six heures de réunion avec le groupement, ce jeudi soir 24 septembre 2020. Ils ont obtenu un accord, sur le transport de 50.000 tonnes d'agrégats, actant la reprise de leurs activités sur le chantier de la Nouvelle du littoral (NRL) dès ce lundi 28 septembre. Un accord préalable à la reprise complète des travaux le 18 novembre prochain. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Après quatre jours de mobilisation, trois jours de blocage devant le siège du groupement, les transporteurs sont sortis satisfaits et soulagés des six heures de réunion avec le groupement, ce jeudi soir 24 septembre 2020. Ils ont obtenu un accord, sur le transport de 50.000 tonnes d'agrégats, actant la reprise de leurs activités sur le chantier de la Nouvelle du littoral (NRL) dès ce lundi 28 septembre. Un accord préalable à la reprise complète des travaux le 18 novembre prochain. (Photo rb/www.ipreunion.com)

Après quatre jours de mobilisation, les transporteurs ont obtenu gain de cause. Reçus par le groupement GTOI-SBTPC-Vinci, ce jeudi 24 septembre 2020, la plateforme syndicale a fait part de ses revendications et échangé les propositions pour une reprise du chantier de la NRL.

C'est après plus de 6 heures de débat qu'un accord a été trouvé : les transporteurs reprendront le travail dès ce lundi 28 septembre, un protocole pour le transport de 50.000 tonnes d'agrégats sur six semaines ayant été conclu.

Visiblement fatigués de cette réunion et des jours de grève, les leaders syndicaux se disent "satisfaits" de la conclusion. "50.000 tonnes d'agrégats, maintenant, on a du boulot", se félicite Joël Mongin. "Le chantier va ensuite s'activer vraiment le 18 novembre et ça partira en flèche". Le blocage, installé depuis trois jours devant le siège du groupement, a donc été levé.

"Ce n'était pas évident, on n'avait plus rien à perdre, on n'a pas laché", a commenté Didier Hoareau, président de l'OTI (Organisation des transporteurs indépendants)". Les conditions de travail ont également été abordées pendant les longues heures de discussion.

Les transporteurs reprennendront le travail lundi, dans un climat plus serein. Au sortir de la salle de réunion, ils n'ont exprimé qu'une envie : "maintenant on va rentrer chez nous, nous avons besoin de retrouver nos familles". Un soulagement pour les professionnels, qui menaçaient de durcir encore le mouvement en cas d'impasse. 

- La colère des transporteurs à son paroxysme -

La survie de leurs activités étant directement en cause, tous les syndicats des transporteurs (Syndicat réunionnais des transporteurs et terrassiers, Fédération nationale des transporteurs routiers et Organisation des transporteurs indépendants, avaient décidé de se mobiliser lundi dernier.

"On ne peut vivre uniquement de promesses, surtout lorsqu'elles ne sont pas tenues"diasaient Didier Hoareau, président de l'OTI, faisant allusion à l'accord acté le 8 septembre par la Région et le groupement pour une reprise du chantier le 15 septembre. C'est à cette date que devait commencer la construction de 216 mètres de digue, pour un montant de 42 millions d'euros (dont 12 millions de surcoût).

Le 15 septembre arrivé, les transporteurs n'avaient pas repris le travail. "On n'a aucune activité, rien. On ne sait pas comment on va s'en sortir. Beaucoup risquent de mettre la clé sous la porte", déplorait Didier Hoareau. Jean-Gaël Rivière, président de la FNTR, confirmait qu’aucun ordre de service n’avait été adressé, malgré le fait que le protocole d’accord ait bien été signé entre la Région et le groupement. 

Lire aussi : NRL : nous sommes le 15 septembre et c'est encore raté pour la reprise du chantier

L'attente a finalement été estimée "trop longue", même si le groupement a publié le 15 septembre au soir un communiqué affirmant que "conformément au protocole d’accord (…) les travaux de réalisation de la digue ont pu reprendre ce mardi".

Lire aussi : NRL : le groupement affirme que le chantier a bien repris ce mardi

"Donc nous avons appris par la presse que avons repris le travail alors que tous nos camions sont à l'arrêt" s'amuse un transporteurs. D'où le début de la mobilisation lundi matin. 

- Durcissement du mouvement avant l'accord - 

Suite à une première réunion cahotique avec le groupement, les transporteurs avaient décidé, mardi, de faire le pied de grue devant le siège du groupement, tenant leur promesse de durcir le mouvement. Une action similaire au blocage de la Région deux mois auparavant.

En-dehors de l'absence d'indications sur la reprise du travail, les transporteurs avaient également appris que l'espace normalement dédié au stockage des roches n'était plus disponible, et que les prix de livraison à la tonne pourraient à nouveau changer. De quoi mettre le feu aux poudres et initier le blocage du groupement.

Mercredi matin, jour de la tenue du comité de direction du groupement, les transporteurs sont encore montés d'un cran en bloquant le rond des Pêcheurs à la Possession donnant accès à la partie dite D4 du chantier de la NRL. Aucun camion ni engin n'a pu accéder au chantier. Et alors qu’ils attendaient d’être reçus par le comité de direction, plus tard dans la journée, il n’en a finalement rien été. Un rendez-vous avec le groupement a été fixé à ce jeudi 24 septembre.

Une réunion donc décisive, qui a abouti à l'accord tant espéré. Les transporteurs reprendont le travail ce lundi, et ce pour six semaines, avant le 18 novembre, date de la reprise totale du chantier. 

www.iprenion.com / redac@ipreunion.com

   

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    5 Commentaire(s)

    Association "Réagissons !", Posté
    Oui c'est bien ça : un mois et demi de travail pour ces transporteurs.ET APRèS ???On ignore toujours en quoi consistera la fin du chantier.Pas besoin de consulter Madame Irma pour savoir que tout ça va très mal se terminer.
    Strop, Posté
    Il faudra bien un jour décider d'utiliser l'argent public de manière plus sensée.Peut-être racheter les camions inutiles à un prix correct et les revendre qui à perdre de l'argent. Cela vaudra toujours mieux que de perdre de l'argent pour faire faire du travail inutile et polluant.
    Heheh, Posté
    Hhh
    ZembroKaf, Posté
    les transporteurs "péi"...ont "gagné"...contre des "mastodontes"...plutÃ't "la donn' à zot 2 grin pistache pou calme à zot"....lol !!!
    Tzst, Posté
    Yo